width=Après avoir demandé à Dolly de patienter un peu pour permettre à Tika de répondre aux messages de sa gardienne, je me suis adressée à Tika qui est tout de suite venue à côté de moi. Elle était visiblement pressée et avant même que je ne lui dise qu’elle pouvait à présent prendre la parole, elle m’a dit :

J’ai besoin d’un câlin, caresse-moi.

Sans plus attendre, je l’ai longuement caressée, c’était très touchant, elle poussait sa tête contre ma main et contre mes mollets et tournait, tournait autour de moi. Puis après ces quelques moments d’effusions, elle s’est assise, tout comme sa compagne et m’a dit :

Moi aussi je suis très heureuse d’avoir des nouvelles de ma maman. Moi aussi j’étais son bébé, sa fifille et moi aussi je l’aime et je sais que je lui manque terriblement. Elle me manque aussi, même si je suis encore dans son entourage, que je peux la voir et l’entendre. Mais si ici ce n’est plus notre place et tant que nous restons entre deux, nous puisons dans leur énergie à tous, et cela perturbe en premier Mamoune qui va tomber malade si ça dure trop longtemps.

Et puis j’ai envie de monter au jardin des animaux pour me ressourcer, car tout comme Dolly, j’ai très envie de les retrouver très vite. Elle connait les raisons de notre imprudence et tout comme Dolly je ne peux te dire laquelle des deux est partie en premier, mais je pense et tu dois t’en douter que c’est probablement moi. Dès que je voyais quelque chose bouger et passer très vite tels que les voitures, vélos, joggers, je pétais un câble, je devenais à la limite de l’hystérique comme tu dis, je ne me maîtrisais plus, je devenais comme folle, incapable de résister à mes pulsions, et leur courais après au détriment du danger que cela pouvait représenter pour moi, et ce jour-là, lorsque j’ai vu ce petit lièvre complètement terrorisé courir comme une fusée pour s’échapper (chasseurs ?) je n’ai pas réfléchi et je l’ai suivi comme une bombe avec Dolly à mes côtés, et tu connais la suite de l’histoire.

Pour moi aussi le choc a été très violent, je n’ai ressenti ni peur, ni douleur, c’était bien trop fulgurant et ça m’a envoyé tout de suite dans mon corps astral et plus moyen d’y revenir.

Ce qui me fait souffrir maintenant c’est de te voir en détresse et nous pleurer. Pardon, pardon ma petite maman tant chérie, tant aimée, pour cette malheureuse épreuve et souffrance que notre tempérament jeune et fougueux t’inflige.

C’est vrai que j’avais un fort tempérament, que je n’avais peur de rien et que surtout je n’avais pas conscience du danger. Lorsque je voyais des choses, des sujets passer rapidement devant moi, je sortais de mon corps et ne maîtrisais plus rien, et c’est bien ce qui a dû se passer ce dimanche matin.

Ne culpabilise pas, tu ne pouvais rien y changer et je n’ai pas entendu tes cris et ton sifflet. J’étais bien trop impliquée dans cette poursuite qui m’a envoyée de l’autre côté du voile. J’espère tout juste, qu’après un petit passage au paradis des animaux, tu seras prête à nous reprendre toutes les deux, car moi aussi j’aspire à te revenir très vite, et avec Dolly nous voulons rester ensemble.

Tu es ma maman et ma mission consiste à te reconnecter à ton petit enfant intérieur qui tu nourris de tendresse à travers nous, et tu as bien besoin de notre présence pour avancer sur ton chemin. Tu es admirable et courageuse et tu sauras lorsque ce sera le moment de te mettre à notre recherche. J’ai toute confiance en toi et je sais que Mamoune attend notre retour aussi.

De là-haut nous pourrons vous envoyer des petits signes à Mémé aussi et venir vous faire des petits coucous.

Je me suis ensuite aussi adressée à Dolly et leur ai demandé si elles étaient prêtes à faire le passage maintenant. Toutes les deux sont venues à mes côtés et ensemble nous avons emprunté un beau chemin de lumière qui s’est ouvert à nous. Il y avait des petits cœurs rouges et blancs qui apparaissaient de partout et elles m’ont toutes les deux dit :

Notre maman aime les petits cœurs et nous lui en envoyons tout plein.

Puis, lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, elles l’ont traversé joyeusement et se sont noyées dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Tika, au revoir Dolly. Paix à vos âmes.