Ta gardienne me charge de te transmettre des messages et aimerait te poser quelques questions Tuina :

Un Grand Merci d’avoir accepté de m’accompagner sur un bout de chemin de ma vie, dure mission que de me rendre le sourire et refaire battre mon cœur après le départ de mon regretté Nanouk. Tu as relevé ce défi et je t’en remercie infiniment.

Je souhaite moi aussi t’accompagner dans cette vie, et le mieux possible.

Je t’aime de tout mon cœur “mon petit bout” et quand tu es mal, je suis mal. J’essaie de comprendre ta boulimie – stress ? peur ? ennuie ?, ton agressivité vis à vis de tes congénères, idem ?

Je suis désolée aussi des épreuves que nous avons déjà partagées ensemble – l’incendie de la maison le 11/07/22, le violent accident de voiture le 12/08/22, l’intervention chirurgicale pour ta stérilisation en septembre (j’espère que tu ne m’en veux pas de cette décision), et donc ces séparations contraintes et forcées. Et je ne peux pas t’avoir près de moi comme je le voudrais lorsque je travaille.

Je t’aime et je veux prendre soin de ta santé le mieux du monde. Pour cela j’ai besoin que tu me dises ce que tu veux – dans tous les domaines – nourriture, logement, câlins, promenade, entourage, exercice (Club), Véto (si tu as une préférence). Dois-je chercher une maison rien que pour nous deux ? sans Patricia (ma sœur) ?

Alors dis-moi tout.

 

Après lui avoir lu le contenu, Tuina assise, les oreilles dressées, attentive à ce que je lui disais, s’est levée et est venue à côté de moi, le regard puissant, ses yeux me regardaient intensément pour me dire :

Dis-lui merci pour son message d’amour et dis-lui que moi je l’aime très fort aussi et je suis si heureuse de l’avoir retrouvée.

Etais-tu Nanouk ?

Oui et cela me peine de savoir qu’elle ne l’a pas compris, qu’elle ne m’a pas reconnue. Certes je suis jeune, je ne suis encore qu’un bébé, il aura fallu du temps et de la patience pour m’éduquer et avec tous les évènements dramatiques que nous avons vécu ensemble, la tâche n’en a été que décuplée, mais c’étaient des accidents et elle n’y peut rien. Cela m’a beaucoup traumatisée et j’ai encore en mémoire des peurs et du stress, j’ai besoin d’aide pour pouvoir m’en débarrasser.

Nous sommes très liées, très fusionnelles toutes les deux, et lorsque l’une ne va pas bien, l’autre ne va pas bien non plus. C’est un peu les vases communicants et elle l’a bien compris. Elle a elle aussi en mémoire des souvenirs, des images, des peurs traumatisantes et n’est pas encore centrée dans le ici et maintenant et aurait aussi besoin d’un soin énergétique qui lui enlève tout ce qui ne lui appartient pas. Moi je me sens du coup plus légère et me suis à nouveau alignée dans le présent, dans le ici et maintenant.

Dis-lui que je suis là pour veiller sur elle et la protéger et je ne supporte pas que mes congénères s’approchent d’elle et de nous. Elle est ma gardienne ou plutôt ma maman et je me considère comme sa fille ou mieux encore comme son bébé. Je suis encore très jeune et j’ai encore besoin de tout apprendre et de m’affirmer. Tous ces évènements m’ont beaucoup perturbée et j’aurais aimé avoir des bébés, mais j’ai compris que ce n’était pas possible pour elle, je l’accepte sauf que le séjour chez le vétérinaire a aussi été source de stress, qu’elle ma laissée chez lui et que je n’aime pas rester seule.

Dis-lui qu’il est important pour moi qu’elle me reconnaisse et m’accepte comme telle, afin que je retrouve la vraie place dans son cœur et dans sa maison. Sa sœur ne me dérange pas, au contraire, je me sens rassurée lorsqu’elle n’est pas là et que elle, elle soit présente parce que je m’ennuie et j’aurais besoin d’un peu plus de stimuli, de jeux et de promenades.

La nourriture me va, rien à redire et les câlins, le respect et la tendresse rien à réclamer non plus. Les exercices club ? Pourquoi pas mais je dois d’abord retrouver mes marques avec elle et après on pourra l’envisager. Et pour le véto ? de préférence aucun.

Dis-lui de ne pas trop se créer de tracas, je veux qu’elle sache que si je ne vais pas bien c’est aussi parce qu’elle ne va pas bien, et qu’elle ne doit pas trop se torturer l’esprit et vivre dans le moment présent. Les choses que nous avons traversées ensemble ont été difficiles et sources de chocs émotionnels pour toutes les deux, et vu mon jeune âge, pas très rassurants et sécurisants pour un chiot. Cela renforce mon attachement vis-à-vis d’elle d’où cette peur lorsque nous sommes en présence ou croisons des congénères et je me sens encore plus dans l’obligation de la défendre. Je n’aime pas qu’on s’approche d’elle, mea culpa pour cette possessivité, mais je préfère montrer les dents pour ne pas qu’on touche.

J’aimerais pouvoir l’accompagner partout où elle va,  lorsque je suis seule je m’ennuie beaucoup et de manger, de remplir mon estomac m’aide à gérer les tensions que je ressens, j’ai besoin de me sentir pleine, et la nourriture est un palliatif que me fait du bien.