width=Ulla était assise sur un sol très dur et très froid. A mon approche, elle s’est levée, elle est venue à ma rencontre.

Enfin quelqu’un qui peut me voir, enfin quelqu’un à qui je peux parler, cela fait maintenant des semaines que je reste ici et que j’ai peur de devoir y rester toujours.

Je me suis présentée à elle, je lui ai expliqué que sa gardienne m’envoyait vers elle pour lui donner un message et qu’elle aimerait qu’elle réponde à 4/5 questions :

Ma fifille tu me manques tellement. Je m’en veux de ne pas avoir pu te protéger ce soir-là, ça me ronge  J’aurais voulu que tu vives encore longtemps à mes côtés. Ton absence me pèse et je pleure beaucoup … J’allume une bougie tous les soirs devant ta photo et te parle beaucoup j’espère que tu m’entends ?

 J’ai quelques questions à te poser.

Es-tu triste ?

As-tu beaucoup souffert après l’accident, avant que le vétérinaire arrive ?

Par qui as-tu été accueillie la haut ?

Qu’elle était ta mission auprès de moi ?

As-tu été heureuse toute ses années à mes côtés ?

Et enfin est ce que tu reviendras un jour avec nous ? 

Je t’aime fort ma fifille et je ne t’oublierai jamais tu m’a tant apporté. 

J’espère que tu pourras te reposer la haut .

Au revoir ma douce fifille.

Elle m’a regardée avec des yeux qui exprimaient une grande tristesse.

Je sais combien mon départ lui est difficile, elle culpabilise, elle a des regrets et elle n’arrive pas à me laisser partir. Moi, malgré que j’étais sur mon chemin, malgré que je commençais à préparer mon départ, je n’étais pas prête, elle non plus et tout ça réuni, m’empêche à faire le passage. Je suis toujours encore à côté d’elle au quotidien et malheureuse parce qu’elle ne peut plus me voir ni me cajoler, elle se torture l’esprit. C’était un accident et elle ne peut rien y changer. Elle est en souffrance, elle pleure, elle me parle et tout ça me retient ici et m’empêche de partir au jardin des animaux.

Dis-lui que tant que je reste dans son entourage, je lui pompe son énergie. Elle se sent triste, déprimée, fatiguée et n’arrive pas à faire son deuil. J’aimerais que tu la rassure, je n’ai pas trop souffert, je me suis réfugiée dans l’astral, je suis aussitôt sortie de mon corps et la douleur était supportable. Mais de la voir sous le choc, traumatisée et elle aussi sortie de son corps, m’a fait beaucoup de peine.

Tu as été pendant toute ma vie terrestre une gardienne, une maman d’amour pour moi et j’ai eu une belle vie remplie d’amour et de tendresse, et voilà que mes derniers instants avec toi t’ont choquée et tellement fait souffrir.

Ça m’a déchiré le cœur et j’ai souffert de te voir dans cet état. Mais ne culpabilise pas, j’ai été tellement heureuse auprès de toi et j’ai eu une belle vie de chien, on peut le dire car je me suis sentie un membre de la famille. Oui j’étais ta fifille et fière de l’être. Je t’ai aidé à mûrir et à ouvrir ton cœur à l’amour inconditionnel. J’étais là pour veiller sur toi et te permettre de donner de l’amour, de la tendresse et un grand respect à ton petit enfant intérieur. J’étais là dans les moments difficiles pour te consoler de la perte d’un être cher (femme) et te permettre de faire ton deuil.

Aujourd’hui il s’agit de me lâcher, de me laisser partir au paradis des animaux pour t’aider à faire ton deuil. Ne t’inquiète pas, tu ne me laisseras pas pour toujours. Une fois là-haut, je pourrai me reposer et me ressourcer et me préparer pour te revenir. Ce ne sera pas très long et tu auras la joie de me serrer à nouveau dans tes bras car tu as maintenant besoin de moi pour avancer sur ton chemin.

Je veillerai sur toi en attendant mon retour, moi aussi je t’aime. J’apprécie que tu allumes tous les soirs une bougie et que tu me parles, mais ce sera bien mieux de vivre de nouveau une belle vie et une relation fusionnelle lorsque je serai redescendue, mais pour cela un passage, même très court dans l’au-delà est nécessaire et je te remercie pour ton message et surtout de me libérer, de m’avoir apporté de l’aide pour faire ma transition.

Ulla, je transmettrai très fidèlement tes messages et tes réponses, et si toi tu es prête maintenant, je vais t’accompagner un petit bout de chemin, et lorsque nous arriverons au pont des fleurs tu pourras faire le passage sans crainte et sans peur, tu seras accueillie de l’autre côté. Ensemble nous avons marché quelque temps sur ce beau chemin qui s’est ouvert à nous, et elle a continué sa route sans aucune hésitation lorsque je me suis arrêtée. Je l’ai vue traverser le pont, elle devenait de plus en plus petite puis elle a disparu dans la lumière de l’arc en ciel.

Au revoir Ulla, paix à ton âme, repose et ressource-toi.

A bientôt douce fifille !