Ta gardienne Ulysse me charge de te transmettre des messages :

Pour Ulysse, je l’aime infiniment! Autant que sa sœur! Je le trouve merveilleux, attachant, profond, et touchant. Je vois qu’il a une grande âme et qu’il observe tout. J’aimerais qu’il se laisse plus câliner quand il en a envie… qu’il n’ait plus peur tout! Qu’il sache que la voiture, c’est important car cela nous permet de rester ensemble en allant en Valais dans notre maison, alors qu’à Genève on est en appartement. Je vois qu’il a envie de sortir mais je n’ose pas encore les laisser sortir dans ce jardin immense et ouvert sur des champs… la forêt… avant qu’ils soient stérilisés et un peu plus grands… car il y a des renards partout  … des milans … plein d’autres chats… des fouines…  et là… c’est moi qui ai peur qui leur arrive quelque chose… car ils ne se rendent pas compte du danger…. Ce sont vraiment des chatons d’appartement….j’ai perdu mon épouse, mon âme sœur, d’un cancer en février passé … ils arrivent donc dans ma vie à un moment très douloureux et spécial … mais aussi à un moment.. où la force de notre amour que l’on a vécues toutes les deux jusqu’à sa dernière seconde de vie et maintenant même  au-delà …me permet de me reconstruire…d’avancer et de comprendre beaucoup de choses…de poursuivre mon chemin d’âme… et Christine est là….et ces petits chats m’amènent beaucoup de joie et d’amour . Je les aime profondément … j’aime profondément Ulysse et je sens que c’est vraiment mon chat! Il faut qu’il sache que je n’en aurais pas voulu d’autres! Que je l’ai choisi lui en premier! J’ai été appelée par sa photo à lui et ensuite quand je suis venue les rencontrer…petits… j’ai pris sa sœur que j’adore car c’était une évidence de les prendre les deux! Je les adore autant l’un que l’autre! J’aimerais qu’il soit heureux avec moi! Car je l’ai adopté avec tout mon cœur… et avec une envie profonde de vivre avec lui… et de vivre bien… Pour le vétérinaire… et l’opération… j’aimerais qu’il sache que je fais les choses pour que tout soit mieux pour lui… jamais contre!

Il me regardait l’air assez inquiet, prêt à déguerpir me semblait-il, et au fur et à mesure que je lisais le contenu, je le voyais un peu moins craintif, et ses yeux grands ouverts me fixaient intensément, son regard me transperçait et je pouvais ressentir les fortes émotions qui se dégageaient. Dès que j’avais terminé il s’est mis debout, a regardé autour de lui d’abord à droite, puis à gauche et j’eus à nouveau l’impression qu’il allait prendre la fuite. Ayant capté ma pensée il m’a dit :

Ne t’inquiète pas, tu es là et je vais lui répondre. Si je regarde ce qui se passe autour de moi c’est tout simplement parce que ses messages sont très forts et que j’ai besoin de savoir si nous ne sommes que tous les deux à avoir reçu ses missives, ou comme je le sens une autre personne est là, juste de l’autre côté du voile et que tu ne peux peut-être pas voir, mais moi je la sens, je sens son énergie et je la vois. Oui elle est là son âme sœur, sa chérie et elle veille sur elle et sur moi. Quel bonheur de se sentir aussi bien entouré et surtout d’avoir cette connexion et la conviction que où que nous soyons, nous sommes et nous resterons toujours reliés les uns aux autres, et moi je suis content, je suis heureux qu’elle soit là, qu’elle la guide et l’accompagne de sa lumière pour l’aider à panser toutes ses terribles blessures, et continuer d’aller de l’avant, de se reconstruire et de suivre son chemin.

C’est merveilleux et son message d’amour l’est encore plus et me touche jusqu’au plus profond de moi-même. Dis-lui merci, pour son amour et sa grande bienveillance et je suis si fier d’être là pour elle, de pouvoir la protéger et surtout de lui permettre de se chérir, de nourrir son petit enfant intérieur de tendresse à travers moi et ma petite sœur. Je dis petite sœur, mais en fait c’est la grande sœur car elle est beaucoup plus forte et téméraire que moi. De nature plutôt très craintif, j’ai beaucoup plus tendance à être sur mes gardes et à avoir peur de tout, au bruit, de n’importe quelle chose inhabituelle, et parfois même peur d’elle et de mon ombre. La voiture n’en parlons pas, grande source de stress et je le regrette, car je sais qu’elle m’aime, je l’ai ressenti dès le premier regard et nous sommes très complices et fusionnels, je ressens beaucoup sa tristesse, sa peine et cela me fait du mal de la voir en peine.

Dès ma naissance, un peu plus chétif, ma maman, ma génitrice ne s’occupait pas assez de moi et je ne suis pas socialisé correctement, mais ma mission consiste à lui apprendre le détachement et en priorité le détachement affectif. Pour l’instant je ne suis encore qu’un bébé et je n’ai pas commencé à assurer ce travail. Pour l’instant j’aime m’amuser et jouer avec Cassiopée et un peu plus tard je veillerai à lui apprendre à aimer en toute fluidité sans peur de perdre l’autre et surtout sans dépendance ni codépendance, surtout vis-à-vis de nous. Depuis notre arrivée elle ne vit que pour nous et à travers nous, mais elle est encore jeune, et elle le sait elle a encore un avenir, une autre vie devant elle. Trop tôt pour en parler mais lorsque ça devra se faire, ça arrivera.

Dis-lui que moi je l’aime très fort aussi et je suis navré pour les inquiétudes qu’elle a à mon sujet. J’ai besoin de grandir, j’ai besoin de trouver la confiance en moi, et je sais qu’elle est là pour moi et qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour. Depuis le soin je me sens un peu plus apaisé mais il me faut encore du temps et de l’aide, j’ai confiance en elle.

Bien sûr que j’aimerais sortir, tous les deux nous avons très envie de découvrir les alentours et nous ressourcer avec les énergies de la terre, mais cela j’avoue, moi le peureux, me crée quelques nœuds dans le ventre rien qu’à l’idée de me retrouver dans un grand espace avec peut-être d’autres humains et des animaux, des animaux sauvages. Pas si simple de grandir, à la base je ne me suis jamais senti en sécurité. Ce manque depuis que je suis né existe, il est là et il faudra le vaincre.

Si elle m’est tellement attachée c’est aussi pour lui montrer ses propres faiblesses et ses propres peurs, et je ne suis peut-être dans le fond que son miroir. Le temps permet de faire un travail sur soi et d‘effacer les traumatismes et souffrances. Chaque blessure laisse une trace et ces marques, ces stigmates ont besoin de temps pour cicatriser et se régénérer. Nous, ma maman de cœur et moi sommes là l’un pour l’autre et avec notre énergie à tous les trois nous arriverons à vaincre nos craintes et retrouver la foi et l’harmonie dans notre corps et notre esprit. Chaque chose en son temps.

Merci, beaucoup de gratitude. Dis-lui que je l’aime.