width=La connexion avec Vetus s’est faite dans ce magnifique havre de paix qui est le jardin d’éden des animaux. Lorsque je suis arrivée, Vetus était allongé de tout son long sur le ventre, les pattes avant allongées devant lui et les pattes arrière allongées derrière lui, un peu comme une grenouille. Il avait l’air en pleine forme, il s’amusait à regarder les oiseaux, les abeilles et autres insectes, et surtout il suivait attentivement du regard, tournant la tête à droite, à gauche, tous les petits papillons de toutes les couleurs qui virevoltaient autour de lui.

Je me suis approchée doucement, et lorsque je fus prêt de lui j’ai remarqué un papillon blanc, bien plus grand que les autres, assis à l’arrière de sa tête au niveau de sa nuque qui, lorsqu’il m’a vue, s’est envolé et tournait autour de lui pour finalement se poser au sommet de son crâne. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages d’amour à lui transmettre de la part de sa gardienne, et qu’elle avait surtout besoin qu’il réponde à ses questions.

Après lui avoir lu le contenu, il s’est levé pour venir à mes côtés, sa démarche était souple, gracieuse et il s’est frotté à mes jambes me quémandant quelques caresses. Je l’ai câliné et pendant ce temps-là le papillon blanc volait autour de nous mais ne s’est pas éloigné d’un iota. Lorsque Vetus eut fait le plein de caresses, il s’est assis à côté de moi et m’a dit :

Je savais ce qu’elle voulait me dire et me demander. N’oublie pas, je suis et je resterai toujours relié à elle,  je peux à tout moment savoir ce qu’elle pense et ce qu’elle dit. Elle est ma maman, ma maman de cœur, je suis son bébé, son petit garçon et nous avons partagé tous les deux de longues et belles années de bonheur. Je l’aime et mon papa aussi, je suis si triste de la grande peine et souffrance que je leur inflige. Mon départ est pour elle insupportable et elle va finir par tomber malade. Elle culpabilise et s’en veut terriblement de m’avoir aidé à partir et je suis si heureux qu’elle ait fait appel à toi et que tu acceptes d’être là pour nous, car il faut que tu lui dises que c’est ce que je voulais qu’elle fasse ce samedi-là.

J’étais en souffrance depuis quelque temps et on ne pouvait plus rien pour moi. Je me réfugiais souvent dans mon corps astral pour mieux le gérer et le supporter, et je ne voulais plus prendre mes médicaments. Cela n’avait aucun sens, j’étais sur mon chemin et je préparais mon départ depuis quelques mois. M’obliger à me médicamenter allait à l’encontre de mes désirs. Mon corps était usé, mon petit cœur était au bout du rouleau et mes crises d’épilepsie me prenaient toutes mes forces, j’avais de plus en plus de mal à récupérer. Et puis je ressentais des douleurs vives, parfois des crampes très violentes dans mon ventre. Je souffrais d’un mal qui me rongeait de l’intérieur et on ne pouvait plus rien pour moi (cancer).

J’avais aussi du mal à respirer et je me sentais oppressé (eau dans les poumons). Tu l’avais bien compris à mon regard que mon souhait le plus cher était de me laisser et de m’aider à partir. Alors s’il te plait ma petite maman chérie, ma petite maman adorée, ne culpabilise pas, tu as pris la bonne décision et au bon moment.  Nous étions très fusionnels, très complices et même si tu as du mal à le reconnaître, tu avais au fond de toi compris ma demande lorsque je t’ai regardée dans les yeux. Je te suis si reconnaissant d’avoir eu le courage de m’emmener chez le vétérinaire.

Cela n’avait plus aucune importance que ce soit là-bas ou à la maison, ce qui était important pour moi c’est qu’on me laisse partir et je sais que tu l’as fait par amour, par amour pour moi, car je sais que je comptais comme la prunelle de tes yeux pour toi.

Je t’aime et je suis si fier du courage que tu as eu en prenant cette décision et je n’ai rien à te pardonner. Ne te torture pas l’esprit, tu te fais du mal pour rien, tu as fait les choses comme tu devais les faire et au bon moment. Et puis tu l’as vu, je n’étais pas seul, il était là à mes côtés (Gilles) il m’a aidé à faire le passage et m’a guidé pour trouver le pont des fleurs et escalader l’escalier du paradis des animaux. Il m’a accompagné avec amour dans ce magnifique endroit magique afin que je puisse me reposer et me ressourcer très vite.

Je n’ai eu peur à aucun moment, je suis parti dans les meilleures conditions et tu n’as pas rêvé, je me sens de nouveau tout léger, en pleine forme et je prépare déjà mon retour. Je peux de nouveau courir, jouer, sauter et il me tarde, dès que tu auras fait ton deuil, de redescendre te voir pour continuer notre belle aventure ensemble. Tu as besoin de moi et de mon énergie pour avancer dans la vie, et sans moi tu es perdue. Tu te sens vide à l’intérieur de toi et seul moi peut le combler ce vide.

Ici tout est beau, il y règne amour, paix et harmonie et je suis bien entouré. Je ne suis pas seul, mais ma place est avec toi, auprès de toi et sur un plan terrestre. Pleure, exprime ton chagrin et ta grande détresse, mais ne te rends pas malade, car moi je veux te revenir très vite.

L’endroit où tu as laissé mon corps physique est bon pour toi, mais pour moi ce n’est pas important. Mon âme est éternelle et reste reliée à la tienne où que tu sois et où que je sois. Te voir souffrir comme tu souffres en ce moment me fait beaucoup de peine pour toi. Accepte d’être séparés un petit laps de temps, juste le temps de me reposer et me ressourcer afin de pouvoir te revenir en pleine forme et dans la fleur de l’âge. C’est un cadeau du ciel, de Dieu qui nous est donné à nous les animaux de pouvoir vous revenir très vite et il ne faut surtout pas que tu fermes cette porte.

Repose-toi et ressource-toi, ne te rends pas malade et fais confiance en la vie, et mets-toi le plus vite possible à me recherche, je me mettrai sur ton chemin. N’en doute pas, le lien qui nous unis ne t’autorise pas à le faire, il est bien plus fort que la mort.

Je t’aime, à bientôt ma petite maman chérie. Câlinoux à toi et à papa.