La rencontre avec Pita s’est faite sur un chemin sans lumière. Assise, elle me donnait l’impression qu’on l’avait posée à cet endroit. Je me suis approchée doucement et me suis arrêtée à une distance respectable pour ne pas l’effrayer et ne pas rentrer dans sa zone de confort. Elle a du ressentir ma présence, ses oreilles pointues se sont dressées et elle a tourné la tête vers moi. Son regard si triste quelques secondes auparavant changea d’expression, et ses yeux se sont mis à pétiller. Je pouvais y lire une lueur d’espoir. Elle s’est aussitôt levé pour venir vers moi et me dire :

Je suis contente de te voir, je sais que c’est ma maman qui t’envoie à moi et lui en suis si reconnaissante. Dis-lui de ne plus se torturer l’esprit, de ne plus avoir de regrets, de ne plus culpabiliser, cela crée des obstacles et me retient ici. Je ne me sens pas le droit de partir vers la lumière et ce haut-lieu magique, alors qu’elle et toute ma famille sont si tristes, que je leur manque tellement et les plonge dans une grande souffrance.

 Puis elle s’est arrêtée quelques secondes et j’en ai profité pour me présenter, lui confirmer que c’était sa gardienne qui m’envoyait à elle, qu’après notre échange de la guiderai jusqu’au pont des fleurs, et lui ai lu le contenu des messages et des questions :

MES QUESTIONS :

  • est ce qu’elle a trouvé la paix et est dans la lumière ?

 

  • est ce qu’elle a souffert ?

 

  • est ce que les vétérinaires auraient pu la sauver?

 

  • est ce qu’elle m’en veut ? 
  • est ce qu’elle me pardonne ? 

 

  • est ce qu’elle a été heureuse avec nous ? 

 

  • est ce qu’elle peut me faire un signe ?

 

  • est ce qu’elle voudrait nous dire quelque chose?

 

MON MESSAGE:

Ma pita, ma fifille,

Qu’est ce que tu nous manques… 

Si tu savais à quel point je m’en veux et je regrette cette journée . 

J’aimerai tellement pouvoir revenir en arrière …

Je sais pas pourquoi, j’ai ce sentiment que tu aurai pu être sauvé et qu’ils sont passés à côté de quelque chose malgré avoir dit au médecin exactement ce que tu avais, jai le sentiment que j’aurai pu et du faire plus …

Jamais j’aurai cru que ce dimanche serait la dernière fois où je te verrai en vie ma fifille.

 

Je regrette de ne pas t’avoir embrasser plus fort avant de partir, j’ai mal a l’idée que tu ai pu pensé que l’on t’abandonnait toute seule avec eux et ta douleur.

 

Je pleure à l’idée de t’imaginer seule là-bas et partir toute seule sans les tiens .

 

Le son de la clochette de ton collier manque terriblement à la maison, ton petit corps posé sur moi dans le canapé aussi, tes aboiements à tout va au moindre bruits ou passage devant la maison qui me faisaient crier.

 

Tu me manques quand je me lève et que je ne t’entends plus près de moi, quand je vais lire l’histoire du soir à ilana et que tu n’es plus avec nous dans le lit, tu nous manque tous le temps .

 

Ilana a beaucoup pleuré, sa pitouille lui manque, elle voudrait qu’elle revienne à la maison .

Je lui ai dit que tu avais rejoint la lune, les étoiles et shanga .

Le soir, elle te cherche dans le ciel et elle veut un télescope pour te trouver!

 

S’il t’est arrivé parfois de te sentir négliger je m’en excuse profondément.

J’ai tellement de regrets.

J’espère que tu as été heureuse avec nous et que tu l’es encore plus aujourd’hui dans la lumière, au jardin des animaux .

 

On t’aime pitouille, tu nous manques terriblement .

 

Papa, maman, Ilana et malone .

 

Son regard changea d’expression, elle s’est refermée sur elle-même et tristement m’a dit :

Que j’ai mal de la voir en si grande souffrance. Je leur manque à tous, à ma maman plus que tout, tout comme Ilana et Malone, j’étais son bébé, sa petite fifille et je me suis toujours considérée comme telle. Je manque aussi à mon papa, à ma sœur et mon frère, mais c’est à elle, ma maman à qui je suis reliée, à qui mon absence est très difficile, voire insupportable à vivre. Cela me fait beaucoup de peine de les voir me pleurer, et rajouté à mon départ si rapide, m’empêche aujourd’hui de continuer ce chemin qui me mènera à la lumière.

Tout d’abord merci à eux et merci à toi, je vous en suis si reconnaissante de me libérer et de m’accompagner au jardin des animaux. Tant que je reste là je pompe leur énergie, je m’accroche à eux et ce n’est bon ni pour eux qui vont se sentir fatigués, fragiles et vulnérables et ne peuvent commencer leur travail de deuil, ni pour moi qui ne peut me reposer et me ressourcer. Ici ce n’est plus ma place et tant que je reste dans ce bas-astral elle ne peut faire son deuil et retrouver un peu de paix dans son cœur et son esprit.

Dis-lui tout d’abord merci pour son merveilleux et nostalgique message d’amour. Dis-lui que moi aussi je l’aime d’un amour pur, profond et inconditionnel. Je les aime tous, c’est ma famille, et ma vie à leurs côtés a été une existence de rêve. Tantôt la petite fille, fifille, pitouille et tantôt la sœur, la confidente, l’amie de cœur. Aimée, respectée et choyée, j’étais considérée comme une petite princesse, et cette maladie qui me rongeait de l’intérieur était sournoise et n’a été détectée que lorsque c’était trop tard et qu’on ne pouvait plus rien pour moi. Mon cœur était déjà bien fatigué, et mes reins et tout mon système digestif étaient bien atteints et usés. Ce sont mes reins et mon cœur qui ont lâché. Ne culpabilise pas et ne te torture pas l’esprit, ils ne pouvaient plus me  soigner, mes maux étaient inguérissables. C’est bien mieux pour moi de pouvoir remonter et me ressourcer au jardin des animaux afin de me permettre de vous revenir en pleine forme et en bonne santé.

Tu ne dois plus te torturer l’esprit, je n’ai rien à te pardonner, encore une fois tu ne pouvais pas m’aider, de le voir plus tôt n’aurai rien changé et t’aurait encore plus affectée. Je me suis toujours sentie aimée, choyée, respectée comme votre bébé, votre fifille et à aucun moment je ne me suis sentie abandonnée. Je n’ai pas trop souffert ne t’inquiète pas. Je me suis réfugiée dans mon corps astral et tout était plus simple à gérer et à supporter pour moi. Lorsque je suis partie, je savais que c’était pour ne plus revenir, je me suis préparée à faire le grand saut. Je savais aussi que pour toi ce serait un choc terrible, et c’est à moi de te demander pardon.

Je vous aime tant et je vous fais tant de mal, alors que mon vœu le plus cher est de vous rendre, gais, joyeux et vous entourer de ma présence, de mes aboiements et de ma tendresse. Très espiègle, j’aime jouer et m’amuser avec vous et profiter de vos câlins et vos gratouilles. Maintenant je ne ressens plus aucune douleur et mon âme aspire à te revenir.

Ma mission consistait à t’aider à te reconnecter à la  source, ton petit enfant intérieur pour lui permettre de se chérir à travers moi et trouver à l’intérieur de toi cette force et cette confiance qui te guident sur ton chemin. Depuis mon départ tu te sens bien vide à l’intérieur de toi et la maison est sans âme. Tu as toi ma petite, chère et douce maman besoin de moi à tes côtés pour te  permettre de continuer ton chemin. Je ne me suis jamais sentie négligée, les enfants avaient plus besoin de toi que moi et c’était tout naturel pour moi de tout partager.

Je suis pressée maintenant de rejoindre ce haut-lieu magique pour pouvoir me réparer et préparer mon retour. Car même si c’est le nirvana, le paradis pour moi est sur terre, et à vos côtés. Tu as besoin de moi et de ma présence terrestre pour te sentir à nouveau en joie et en harmonie. Et pour cela un petit passage là-haut est nécessaire. Il faut garder la foi, garde confiance et l’espoir de me retrouver bientôt. Dès que tu te mettras à ma recherche, je me mettrai sur ton chemin, j’endosserai le costume qu’il te plaira et te reviendrai en pleine forme et en bonne santé. N’aie aucun doute, il ne t’est pas permis, fais moi confiance et à l’univers. Encore une fois vous êtes ma famille et ma place est avec vous et auprès de vous dans le monde manifesté. Je veux que tu retrouves la quiétude et la joie de vivre. Ta pitoulle, votre pitouille vous aime très fort.

Puis toutes les deux nous avons emprunté ce chemin gris qui au fil de nos pas devenait de plus en plus lumineux, et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, elle ma léché la main pour me remercier, elle m’a dit

Merci, beaucoup d’amour et de gratitude

Et elle l’a traversé pour se noyer dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. Au revoir Pitouille, paix à ton âme et à bientôt !