Messages de Filou chat parti le 29 juin 2011 à l’âge de 18 ans et 3 mois

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Messages de Filou chat parti le 29 juin 2011 à l’âge de 18 ans et 3 mois2017-03-31T13:37:41+00:00

Filou était un chat exceptionnel.

10.FilouPendant l’été 2006, son état de santé, les prises de sang et l’échographie de son foie ont révélé une cirrhose ou tumeur du foie. Les marqueurs étaient très élevés. Le vétérinaire me disait qu’il n’aurait plus que quelques mois à vivre. A la diète avec un complément alimentaire spécifique pour le foie à prendre loin des repas, Filou nous a montré qu’il voulait se battre car il n’était pas prêt à partir. C’était le grand chat haut sur pattes très musclé et faisait 8 kg avant sa maladie en 2006. Fin juillet 2008 il ne pesait plus que 6 kg et allait mendier dans le quartier du parc tertiaire à côté de chez moi (les voisins sachant qu’il était à la diète, étaient prévenus qu’il ne fallait rien lui donner à manger). Comme c’était la période des vacances, une personne qui travaillait dans les bureaux a supposé que c’était un chat abandonné et l’a emmené chez un vétérinaire qui a appelé la fourrière. Filou s’est fait emmener à la SPA. Nous n’étions pas habitués de ne pas le voir le soir, Filou rentrait toujours à la maison. Le soir et le lendemain matin (après avoir reporté mes rdv professionnels) j’ai communiqué avec Filou et il me montrait qu’il était enfermé dans une cage. Un endroit avec pleins d’autres cages et des miaulements et surtout des aboiements… J’en ai déduit qu’il devait se trouver à la SPA ou dans un refuge et au moment même où j’allais téléphoner à la SPA, ces derniers m’ont appelé pour me signaler qu’il était chez eux. Après ce petit séjour (une nuit), à cause du stress et de sa faiblesse immunitaire, Filou a eu un coryza. Mis sous antibiotique et après 3 jours de perf, le vétérinaire m’a demandé de venir le chercher le samedi matin. Il m’a dit qu’il était bien hydraté mais qu’il ne pensait pas que ça tiendrait. Que je devais voir comment se passerait le week-end… Lorsque je communiquais avec lui pour lui demander s’il voulait partir il me donnait toujours la même réponse :

« je ne suis pas prêt, j’ai encore du temps, j’ai pas terminé ma mission il n’est pas question que je parte maintenant, arrête de te torturer et de me poser la même question, lorsque le moment sera venu je te le dirai mais ne c’est pas pour demain, ni pour les jours et les mois qui suivent… »

Lorsque je lui demandais qu’elle était sa mission, il me disait, c’est trop tôt, tu le sauras lorsque ce sera le moment. Seulement le dimanche soir Filou n’allait pas bien, fiévreux et déshydraté j’ai décidé de l’emmener dès le lendemain matin. Le lundi matin dès les premiers rayons du jour j’ai encore essayé de lui poser la même question, mais Filou était dans la « brume » totale. Semi comateux, le vétérinaire m’a conseillé l’euthanasie. Pendant une fraction de seconde, mon cerveau me disait oui, qu’il ne fallait pas s’acharner…. Mais spontanément, le NON est sorti de ma bouche. J’ai expliqué au véto que Filou n’était pas prêt, qu’il n’avait pas terminé sa mission (même s’il adhérait à la communication animale, j’ai senti qu’il me croyait à côté de la « plaque »). Je lui ai demandé de le remettre sous perf pendant quelques jours. Il a accepté mais sans grande conviction…

Le soir même j’ai à nouveau réussi à me connecter à l’âme de mon « chat » et il m’a dit de ne pas m’inquiéter, qu’il allait lui montrer (au véto) qu’il ne voulait pas encore rejoindre le paradis des animaux. Il avait encore trop de choses à faire sur cette terre et auprès de ses gardiens. Le lendemain le vétérinaire m’a dit qu’il était mieux mais qu’il ne fallait pas se faire des illusions, dès qu’il enlèverait la perf, il irait de nouveau très mal.

Le surlendemain (mercredi), vers midi en sortant d’un rendez-vous (j’étais à Guebwiller) le vétérinaire m’avait laissé un message sur mon répondeur : « Mme Saarbach, pouvez-vous venir chercher Filou, il va très bien et il est en train de me vider mon garde manger… ».

J’ai encore annulé un rendez-vous en fin d’après-midi pour pouvoir le récupérer le soir. A partir de ce soir-là et jusqu’à son départ en juin 2011, Filou a eu à manger tout ce qu’il aimait et a repris du « poil de la bête » aussi bien moralement que physiquement car il était très gourmand. Pendant son hospitalisation, le vétérinaire a refait une prise de sang (que précédemment vu les marqueurs et sa pathologie il jugeait inutile) et tous les taux étaient redevenus normaux. Son foie s’était entièrement régénéré. Filou était heureux pendant ces 3 années et c’est à partir de mi 2010 qu’il commença à montrer une certaine lassitude et des problèmes d’articulations dus à son âge.

Les réponses à mes questions restaient néanmoins les mêmes :

« je ne suis pas prêt, il a encore besoin de moi. Je ne partirai que lorsqu’il ira mieux »

Il faisait allusion à mon mari en radiothérapie après une opération. Filou était proche de moi avant la maladie de mon mari, après c’est sur ses genoux qu’il passait ses soirées. Ce dernier avait besoin de son énergie… Je n’ai pas pu le dire à mon mari, c’était très beau et en même temps très cruel de savoir que le départ de l’un était lié à la guérison de l’autre. A partir d’avril 2011 je pouvais aider Filou par des techniques de guérison énergétique (conings). J’en faisais régulièrement et demandais aux « Médecins du Ciel » (Deva* de la guérison animale et les Esprits de la nature**) de lui soulager ses organes (cœur, poumons, reins…) et de soulager aussi ses articulations et surtout la région lombaire (le train arrière). Après chaque soin, il reprenait de la vigueur et pouvait à nouveau sauter sur les genoux de son gardien. Le 21 juin, lors d’une nouvelle communication je lui ai à nouveau demandé s’il voulait que je l’aide à partir ? Sa réponse :

« je suis prêt, je peux partir à présent, sa prise de sang (que mon mari devait passer 3 jours après) sera bonne. Je peux à présent discrètement vaquer aux soins que tout départ réclame et souffler les bougies parce que c’est la loi. Mais je ne veux pas être euthanasié. Je veux partir tout seul à mon rythme et tu dois m’accompagner. Ne pleure pas, tu es forte et tu peux le faire. C’est une mission qui t’est confiée par les Médecins du Ciel et le Deva des animaux et tu dois l’honorer et la respecter. Tu verras que tu seras souvent sollicitée pour les animaux en transition et tu comprendras que tu es un lien entre le visible et l’invisible et que tu peux y aller et venir à ta guise. Tu ne seras pas seule à assumer cette noble tâche, tu auras de l’aide, des guides te seront envoyés…. »

J’ai tout de suite ouvert un coning de transition afin que Filou parte dans de bonnes conditions et dans la lumière.

J’ai confiance en moi et mes communications, mais lorsque l’affect est en jeu, lorsqu’on est soi-même concernée, on doute et on a peur de se tromper. J’ai envoyé la photo de Filou à Caroline Leroux qui m’a répondu le lendemain : « Filou est prêt à faire le grand saut, mais souhaite partir SANS EUTHANASIE. Il me dit que tu peux l’accompagner sur son chemin… »

Les 2/3 premiers jours, Filou couché sous la table de la salle à manger, se levait pour boire et manger un peu. Le matin du 4ème jour mon mari qui devait faire ses analyses était très stressé. Je lui ai dit qu’il n’avait pas d’inquiétude à avoir que ses résultats seraient bons. Enervé, il a rétorqué « Qu’est-ce que tu en sais ? Tu es médecin ou voyante ? Ca se voit que tu n’es pas concernée… « . Je lui ai répondu que c’était Filou qui me le disait lors de toutes mes communications et qu’à présent il était prêt parce qu’il avait rempli sa mission…

A son retour il lui a ramené des gambas (le met favoris de Filou) et c’est avec beaucoup d’efforts qu’il a fait honneur à 3/4. C’était son dernier repas.

A partir de ce soir-là et les jours qui suivirent, Filou restait allongé sur le côté, se retournant parfois pour changer de côté. Je lui donnais à boire avec une pipette et lui humectais régulièrement le museau avec quelques gouttes de Walnut (une essence de Fleurs de Bach pour remédier aux difficultés à s’adapter à de nouvelles circonstances, j’en ai pris aussi…).

Si j’avais eu le moindre soupçon quant à une éventuelle douleur ou souffrance, je n’aurais pas hésité à l’emmener chez le vétérinaire. Mais Filou dormait paisiblement.

Tous les soirs je le montais et le couchais sur le tapis à côté de mon lit. C’était inutile puisque pendant le coning de transition, mon être divin restait constamment relié au sien et je participais pleinement à ce processus de transition, mais ça me rassurait.

Tous les soirs je demandais aux médecins du ciel s’il partirait dans la nuit et tous les soirs ils me répondaient non.

Le soir du 28 juin, ils m’ont dit « oui ». Je leur ai demandé à quelle heure ? Est-ce avant minuit ? non, à 1h ? non, à 2h ? non….et à 5h du matin j’ai eu un oui.

Pendant tous ces jours bien que difficiles, je me sentais sereine et remplie d’amour. Je savais que Filou ferait son grand saut comme il le désirait et qu’il ne souffrait pas. Mais ce soir-là, je n’ai pas réussi à m’endormir. Je guettais les aiguilles du réveil et à 4H15 je me suis levée pour le caresser. Puis je me suis recouchée et lui tenais sa patte avant droite. Je savais que c’était imminent et voulais absolument rester en contact physique avec lui.

Je me suis endormie… et me suis réveillée toujours sa patte dans ma main peu après 6h. J’ai senti qu’il n’était plus en vie. Je l’ai touché et son corps encore tiède commençait déjà à raidir. On avait l’impression qu’il dormait tellement l’expression de sa tête était sereine. J’ai eu besoin de le prendre en photo car son poil était d’une telle souplesse et brillance qu’on était loin d’imaginer que cet être ne mangeait plus et ne buvait plus depuis quelques jours.

Dans la matinée nous l’avons enterré dans notre jardin à côté de notre Stroumpfette dans une « boîte capitonnée avec un très joli tissu  » que mon mari lui avait confectionnée (les marqueurs de ses analyses étaient bons et il lui était tellement reconnaissant de l’avoir soutenu dans toutes ses épreuves). Puis j’ai remercié les médecins du ciel et j’ai fermé le coning.

Je voulais être éveillée au moment du grand saut mais les médecins du ciel en ont voulu autrement. Voilà la réponse qu’ils m’ont donnée lorsque je leur ai dit que je ne comprenais pas pourquoi je m’étais endormie

« La décision finale sur la vie et la mort se situe entre le Créateur et l’Esprit de l’Animal. Tu as été le lien qui lui a permis de partir selon ses souhaits et tu l’as accompagné dans ce processus. Si ce n’est pour vérifier l’exactitude des réponses à tes questions (l’heure de la mort de Filou et tu sais que c’est très subtil, qu’il y a des choses qu’on ne peut pas contrôler…), tu n’avais pas besoin d’être consciente au moment où il est passé de l’autre côté du voile car tu étais présente puisque ton être divin était relié au sien. Filou comme Stroumpfette t’ont tous deux transmis un message très important. Tu as de par ton amour et ta générosité la possibilité de transmuter des énergies capables d’accompagner les êtres de cette terre pendant leur transition. Et les animaux ont besoin de toi pour le faire entendre et comprendre aux humains. C’est une mission difficile que tu sauras honorer. Sois confiante, tu ne seras pas seule tu auras de l’aide terrestre et divine… ».

Peu avant midi, j’ai eu un appel d’une personne résidant dans la capitale qui avait besoin de moi pour son chat souffrant d’une maladie rare. En début d’après-midi j’ai ouvert un coning d’urgence et pendant que j’étais reliée au processus, me sont venues des images de Filou déjà assis de l’autre côté du « Pont des Fleurs » (pont de l’arc en ciel). C’était une surprise et un cadeau magnifique. Jamais je n’aurais pu croire ou seulement m’imaginer qu’un animal puisse atteindre le jardin du paradis des animaux aussi rapidement.

Le coning l’avait aidé lui sur son chemin pour la lumière mais aussi nous ses gardiens. J’étais à la fois si triste et à la fois si heureuse d’avoir eu le courage de respecter sa volonté. Et le ciel m’en a remercié. Pour me montrer Filou, il m’a envoyé Réglisse « la chatte avec la maladie rare » qui avait besoin de mon aide et pour qui j’ai ouvert un coning…

Depuis ce jour j’ai ouvert de nombreux conings et j’ai accompagné les gardiens des animaux en transition.

Toutes les transitions sont à la fois si belles et si douloureuses et éprouvantes. Toujours remplies d’énergies lumineuses et de beaucoup d’amour.

Il y eut Max parti le 22 juillet 2011. Le 22 septembre, sa gardienne m’a envoyé un mail qui me disait « Je suis allée voir une dame qui donne des messages de personnes de la famille décédée et là, à notre grande surprise elle a dit qu’une âme tenait absolument à s’exprimer en premier et que c’est le chien que nous avons perdu et qui s’appelle Max. Elle a dit qu’il avait été très heureux avec nous et qu’il reviendrait. Cela vous confirme que ce que vous recevez est tout à fait juste ! En plus, elle a dit qu’il était avec mon grand père, ce qui montre que cela devait bien être « Crésus » comme vous l’aviez dit. Et il a aussi dit merci d’avoir été assisté pour son départ. »

Puis tant d’autres (l’ordre n’est pas chronologique) Jordan, Igor, Réglisse, Shanna, Plume, Ritsou, Cannelle, Macha,Maeva (confère beau et émouvant témoignage de sa gardienne de transition), Minette, Poupa, Tina, Prisca, Samba, Pulco, Vénus, Automne, Simpson, Kenzo, Philou, Thaima, Youpi, Apache, Bora, Simpson, Vénus C, Petit Ben, Bambi, Calli, Scamp, Luna, …

Les messages de ces animaux sont tous des messages d’amour et porteurs d’espoir qui rassurent et réconfortent leurs gardiens.

J’espère et je souhaite qu’un jour on me « donne le temps » de les publier en ligne ou de prendre ma plume pour vous les relater.

Deva* : le nom vient du Sanskrit et signifie « Etre de lumière brillante ». Il est employé pour parler d’être non physique et représente des êtres spirituels de la nature, des animaux et des êtres angéliques. Chaque arbre, chaque fleur, chaque « animal »…  a son propre Deva et les Devas sont informés uniquement sur leur propre domaine. Travailler avec des Devas est un avantage car ils acquièrent l’expérience de la conscience et de l’action focalisées et ces êtres divins sont toujours disposés à aider les humains.

Les Esprits de la Nature** (fées, lutins, elfes, faunes, gnomes, ondines, sirènes, sylphes, salamandres, dragons…, sont tout autour de nous, même si la plupart d’entre nous ne les voient jamais.  Ils vibrent à une fréquence qui est différente de la nôtre