Rodin 14 ans euthanasié le 31/05/2014

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Rodin 14 ans euthanasié le 31/05/2014 2017-09-11T09:40:17+00:00

24.RodinCe pinscher souffrait d’un cancer invasif et agressif dans la narine gauche qui était en train de se propager dans l’oeil gauche et allait traverser la paroi du cerveau ce qui allait le rendre agressif selon le diagnostic du 9 mai du vétérinaire (scanner passé le 9 mai après un an de soins pour ses problèmes de nez qui coulait…).

Le vétérinaire voulait l’euthanasier le même jour. Sa gardienne n’a pas pu prendre la décision tout de suite, elle avait besoin d’y réfléchir, Rodin mangeait bien, ne semblait pas trop souffrir et elle le promenait encore tous les jours.

J’ai communiqué avec lui le 12/05/2014

Rodin, est-ce que tu souffres ?

« Parfois une forte pression me fait très mal à l’oeil mais c’est supportable. Ma gorge est aussi irritée et ça me fait tousser. Ca me brûle un peu, c’est gênant mais pas douloureux ».

Aimerais-tu qu’on t’aide à partir Rodin ?

« Tant que je peux manger et me promener et que je n’en souffre pas plus, je veux encore rester un peu. Lorsque ce sera le moment, elle pourra m’emmener pour qu’on m’aide à partir mais pas aujourd’hui, pas tout de suite… Dis-lui que je l’aime, que je suis très heureux avec elle et que je continuerai à veiller sur elle. Même si elle ne pourra plus me voir, me caresser et me promener, je resterai relié à elle et aux autres compagnons (chien et chat). Dis-lui qu’elle ne doit pas douter, il existe une vie après et même si physiquement je ne serai plus visible, je serai ailleurs sous une autre forme et que je resterai relié à elle. Dis-lui aussi de ne pas douter, d’avoir confiance et de vivre dans la joie et le bonheur. Dis-lui…. » *

Après en avoir discuté avec sa gardienne, j’ai ouvert le même jour, un Coning de Transition pour Rodin afin que son départ se passe dans les meilleures conditions possibles aussi bien pour lui que pour elle.

Rodin a été euthanasié le samedi 31 mai. Depuis la veille, la tumeur était implosive. Le dessus de sa tête gonflait et une peau recouvrait partiellement son oeil gauche. Sa gardienne l’a accompagné jusqu’au bout dans ses bras, elle m’a dit que c’était très triste mais aussi très doux. Qu’elle a été très heureuse de le sentir heureux et joyeux pendant ses trois dernières semaines car paradoxalement il était affectueux, plutôt en forme, plein de vie et mangeait bien.

Communication du 16/06/2014

Rodin, tu te souviens de moi ?

« Bien sûr tu es la gentille fée qui m’a permis de rencontrer les médecins du ciel ». Ils étaient tout le temps avec nous (lui et sa gardienne) et nous ont aidés à passer ces quelques semaines en toute quiétude. Je savais et elle savait aussi que je devais partir mais ça c’est passé en toute confiance et sans appréhension. J’étais prêt et même si elle avait l’espoir de pouvoir me garder encore un peu plus longtemps, elle savait qu’il n’y avait pas d’autre issue. Et partir sans avoir changé de comportement comme le vétérinaire l’avait prédit, lui a permis (à la gardienne) de nous séparer en conscientisant et acceptant ce choix. C’eut été trop difficile pour elle et pour moi si j’étais devenu agressif. Elle aurait eu l’obligation de prendre cette décision et moi je ne voulais pas qu’elle garde cette image de moi dans sa tête et dans son coeur. Nous avions tous les deux besoin de prendre un peu de temps pour accepter la situation et j’étais prêt et elle aussi ».

Elle demande si tu as compris ce qui se passait chez le vétérinaire ? Si tu as eu peur ?

« Non, j’étais prêt depuis quelques jours. Lorsqu’ils me parlaient (les médecins du ciel) et m’expliquaient ce qui allait se passer, je leur ai demandé de m’aider à partir un week-end pour qu’elle puisse m’accompagner sans trop de stress et avoir un peu de temps pour elle avant de reprendre le travail. Nous n’étions pas seuls (chez le vétérinaire), il y avait du « monde  » et j’ai vu une belle lumière et senti un immense bien-être. Dis-lui que je lui en suis très reconnaissant et que c’était pour moi un magnifique acte d’amour ».

Ta gardienne souhaite te dire qu’ils pensent (elle et les autres compagnons) très fort à toi et qu’ils t’aimeront toujours. Que tu as été toutes ces années un merveilleux compagnon et que tu leur manques.

« Merci, c’est gentil de me le dire mais dis-lui que je le sais. Je suis encore souvent avec eux et heureux de voir et d’entendre qu’ils parlent de moi. Ici je suis bien et je peux veiller sur eux. Et un jour, je serai de nouveau avec elle ».

Elle aimerait savoir quel signe tu lui feras pour qu’elle comprenne que c’est toi ?

« Dis-lui de ne pas s’inquiéter. Lorsqu’elle sera prête, je serai là pour lui faire comprendre. Elle ne passera pas à côté de moi »….*

*Les suites des communications avec Rodin ne peuvent pas être publiées, ce sont des messages de Rodin à sa gardienne très personnels…