Tes gardiens ont eu de leur fille le cadeau de pouvoir te faire un soin et communiquer avec toi Oups. Voilà leurs questions :

Est-elle heureuse ?
Aime t-elle quand Chuun ( le chihuahua de ma fille) est à la maison ?
Pourquoi n’est t-elle pas complètement propre?
Pourquoi systématiquement on l’appelle pour lui mettre son harnais ou pour la prendre, elle part en sens inverse ?
Pourquoi aboie-t-elle dès que quelqu’un arrive chez nous ?
Que lui manque t il ?
Est-elle angoissée quand nous partons ?
Est-elle triste de ne pas avoir eu de petits ?
Sait-elle combien nous l’aimons ?

Et bien entendu ils me chargent de te dire qu’ils t’aiment très fort.

Mais c’est ma sœur, ma grande sœur qui me donne la possibilité de m’exprimer, et j’en suis folle de joie. Je suis heureuse de pouvoir leur répondre, et je suis contente du soin que tu viens de me faire,  je me sens depuis plus zen, plus présente dans le ici et maintenant et en alignement total entre mon corps et mon esprit. Merci, dis-lui merci et surtout dis-lui, dis-leur à tous que moi je les aime beaucoup aussi. Ils sont ma maman et mon papa et je me considère comme son petit bébé, sa petite fifille. Je me sens aimée, respectée et choyée comme leur égale, et je les aime très fort. Même si mon comportement, mes attitudes les déstabilisent parfois, je me sens bien et en harmonie avec eux et dans la maison.

Mea culpa pour ma malpropreté, c’est qu’il circule des énergies pas toujours très zen,  cela me perturbe et je suis bien obligée de vous le montrer. J’ai aussi beaucoup de mal à grandir. Même si j’ai l’âge adulte, j’aimerais toujours rester le petit bébé et vous accompagner fort longtemps. Un peu fofolle, je n’aime pas me laisser attraper et je n’aime pas le harnais. Pardon si mon comportement crée des soucis ; mais c’est un jeu à la fois pour moi,  cela m’amuse beaucoup et à la fois j’aimerais me sentir libre d’aller et venir comme je veux sans ce foutu collier. Petite pour rester toujours le bébé à sa maman et grande lorsque ça m’arrange (sourire et petit clin d’œil).

Je l’ai rassurée et lui ai dit que j’avais bien compris son message, et elle m’a à nouveau fait un petit sourire en retroussant ses babines. Puis sans lui demander, elle a enchaîné pour me dire :

J’aime bien Chuun même si elle ne veut pas jouer et s’amuser avec moi, je l’aime, bien que la jalousie prenne parfois un peu le dessus. Pardon c’est indigne de ma part, mais j’aime me sentir la seule, avoir l’exclusivité. De tempérament assez possessive j’ai du mal à partager. Mais je sais qu’elle ne reste pas, qu’elle repart chez elle et que quoiqu’il arrive je garderai toujours cette place privilégie dans le cœur de ma gardienne à qui je suis reliée.

Ma mission consiste à veiller sur elle, malgré ma petite taille, je veille sur elle et j’aboie lorsque quelqu’un vient chez nous. Normal, non ? C’est le rôle du chien non ? Et doublé pour moi puisque je me sens responsable du bien-être de ma maman, que je me dois de la protéger, et me manifester en aboyant exprime certaines angoisses, certaines peurs que je peux ressentir lorsque je crains de ne pas être à la hauteur de la situation .

Oui je suis et me sens un être angoissé. Je ressens beaucoup de stress lorsqu’ils partent, je n’aime pas rester seule. Je sais qu’ils ne m’abandonnent pas, mais cela ne change rien au mal-être que je ressens lorsqu’ils ne peuvent m’emmener. Les petits ne me manquent pas, je ne suis moi-même pas assez socialisée, que j’aurais du mal à éduquer et à initier des bébés. Et je tiens à rester la seule dans son cœur.

Elle peut à travers moi se nourrir de tendresse et se reconnecter à son petit enfant intérieur, à son âme et lui permettre de panser toutes les blessures du passé. Des manques affectifs elle en a connu et elle sait ce que c’est ce besoin de se sentir unique et privilégiée, de se sentir en sécurité (miroir).

Je sais qu’ils m’aiment, il ne me manque rien, on me donne déjà tout et si on pouvait m’aider et supprimer ces angoisses et cette anxiété omni présente ce serait le bonheur absolu, le paradis sur telle. Ma génitrice a un peu manqué à son rôle et cela me poursuit encore, même si je me sens être la princesse à vos yeux.

Merci de m’avoir donné les moyens de vous dire combien je vous aime et de me le dire, mais je le sais, je le sens très fort. Ce sont juste ces mémoires qui m’empêchent d’être en paix et en harmonie avec moi-même. Je vais essayer de me maîtriser et de ne plus aboyer contre les gens qui arrivent chez nous, mais c’est aussi devenu une telle habitude que c’est devenu automatique et que je ne maîtrise plus les pulsions. Désolée pour tous les désagréments, et gratitude, beaucoup de gratitude d’être là toujours là pour moi et du bonheur que nous partageons ensemble.

Ta gardienne m’envoie à toi pour te transmettre des messages et te poser quelques questions Merlin :

 Je fais de mon mieux pour prendre soin de lui et je ne comprends pas ses agressions à répétition, en particulier sur mon mollet droit. Il me prend à chaque fois par surprise et me fait très mal. J’ai déjà été infectée par ses blessures. J’ai peur de lui et ça n’est pas confortable pour moi de vivre dans la même maison que lui. J’aimerais qu’il ne m’attaque plus. J’aimerais comprendre pourquoi il agit ainsi. S’il a un message à me faire passer, pourrait-il s’y prendre autrement, sans me faire mal?

 

-J’aimerais le rassurer sur le fait que je ne l’abandonnerai pas, que quand je pars, je prends soin de demander à quelqu’un de venir s’occuper de lui, le plus souvent à domicile

 

-Je sais que les huiles essentielles que j’utilise beaucoup peuvent le déranger, j’aimerais savoir si c’est supportable pour lui ou bien s’il faut que je fasse autrement?

 

– Il est en surpoids, ce qui n’est pas bon pour sa santé. Je le rationne, mais ça ne change pas, il a besoin de manger tout le temps, comme un goinfre. Est-ce que les haricots et les courgettes que je lui propose entre 2 rations de croquettes lui font du bien? a-t-il besoin d’un autre régime alimentaire? c’est compliqué pour moi car il a eu des problèmes de reins à cause de croquettes sans céréales que je lui donnais, pensant bien faire. J’ai eu d’ailleurs très peur qu’il meure à ce moment là. 

Je voudrais m’excuser auprès de lui de n’avoir pas su détecter qu’il avait des problèmes rénaux et urinaires. Il a dû souffrir. J’en suis navrée.

 

-Aimerait-il avoir un colocataire chat?

 

-A-t-il quelques chose d’autre à me dire?

 

– Je l’aime fort et tiens à lui.

 

Pendant que je lui lisais le contenu, il me regardait l’air confus, a baissé plusieurs fois ses yeux pour se concentrer sur ses pattes, et lorsque j’avais terminé, il m’a dit :

Je me sens si ingrat, si confus, je suis vraiment navré de lui créer autant de peurs, de stress et d’inquiétudes. Mea culpa, dis-lui que je l’aime très fort et que je suis désolé des moments d’agressivité que j’exprime envers elle, et surtout le mal que je lui fais. Mea culpa, je ne sais dire autre chose, demande-lui pardon pour tant d’ingratitude et de réactions méchantes de ma part alors que je l’aime si fort, comme la prunelle de mes yeux et que je mène une vie de prince depuis qu’elle m’a adopté.

Je ne veux pas lui faire peur, au contraire, je suis là pour la protéger, pour veiller sur elle et la nettoyer énergétiquement. De type nettoyeur, je m’occupe de ses énergies et de celles du lieu et il y a pas mal de passages ici. Ce serait bien de veiller à faire nettoyer la maison, car cela rajouté à mes vieilles mémoires, me rendent agressif et j’ai parfois du mal à me maîtriser et à contrôler mes réactions. Surtout la nuit lorsque ça circule beaucoup et que je n’arrive plus à gérer la situation. Mais il n’y a pas que cela, même si je porte souvent des énergies qui ne m’appartiennent pas et me manipulent, j’ai aussi toujours et encore des mémoires et des souvenirs qui se manifestent et j’ai peur de l’abandon. Elle l’a bien compris, c’est une vieille blessure, et qui malgré tout l’amour qu’elle me donne, n’est toujours pas guérie et suscite des peurs et des angoisses lorsqu’elle part. Et pourtant j’ai  confiance, je sais qu’elle reviendra et qu’elle fait tout pour me garantir le confort et ne pas me sentir seul, mais ces mémoires sont encore omniprésentes et pas moyen de les oublier, j’ai besoin d’aide pour cela.

Je ne lui veux pas de mal, au contraire, et de lui faire peur à tel  point qu’elle a du mal à vivre dans la même maison, me rend triste et confus. N’ayant pas évacué les vieilles blessures qui me créent toujours encore du stress et des angoisses, aussi par rapport à la nourriture dont j’ai manqué, je sais qu’aujourd’hui je mange de trop, mais cela m’apaise. Cela me permet de me calmer lorsque je me sens plein et j’ai tout le temps faim. Je mange les haricots et les courgettes parce que j’ai besoin de nourrir et remplir mon estomac et je sais bien que tu fais très attention à mon alimentation pour ma santé. Les problèmes rénaux et urinaires, même si c’était douloureux, je ne m’en rappelle pas, tu n’as pas à t’excuser, tu ne pouvais savoir que les croquettes n’étaient pas bonnes pour moi et que j’allais développer des cristaux et une insuffisance urinaire, une lithiase urinaire, ne culpabilise pas pour cela, c’est oublié.

Je n’aime pas trop partager, les compagnons en refuge n’étaient pas toujours très cools, et je préfère les éviter. Un autre chat, non, pas franchement, cela me rendrait encore plus inquiet et je serais constamment sur mes gardes, sur le qui-vive. Les huiles c’est la plaie, ça sent très fort et je suis beaucoup plus sensible à ces odeurs, et cela plus j’avance dans l’âge, plus c’est dérangeant. Je n’aime pas, c’est désagréable à respirer.

Ce que j’aimerais te dire, c’est que je me sens bien avec toi  malgré les moments d’agressivité, je me sens à ma place ici et je fais mon travail du mieux que je peux. Tu as beaucoup d’amour et d’empathie dans ton cœur, même si parfois tu te sens seule, tu es bien entourée et tu sais qu’on t’aime. Tu aimerais qu’on te fasse des surprises et te le montre plus, mais pour cela c’est à toi de sortir de ta zone de confort et d’aller vers les autres. Tu préfères prendre du recul et lorsque tu réagis c’est parce que souvent il y a un trop plein aussi et que tu gères mal les émotions (miroir).

Mais je l’avoue, ce n’est pas une raison pour t’attaquer et avec un peu d’aide, je vais essayer de faire des efforts pour calmer et retenir mes pulsions. Encore une fois ne le prend pas pour de l’ingratitude de ma part, c’est un mal-être que j’exprime à travers ces morsures, mais je t’aime énormément.

 

Ta gardienne me charge de te transmettre des messages et aimerait que tu répondes à ses questions Winy :

Quel est l’élément déclencheur pour ce comportement envers les autres chiens ? Est-ce que nous faisons une erreur ?

 Comment te sens tu émotionnellement quand tu croise un congénère ?

 Comment vois-tu ta relation avec Floki?

 Qu’est-ce qu’on peut faire pour t’aider à t’apaiser au quotidien ?

 Le message pour Winy :

 

Merci pour les 9 ans d’amour à tes côtés. Je veux te rassurer, Floki ne te remplacera jamais, il est là car ta maman n’arrive pas à faire des bébé et Floki m’apaise envers sa. Toi tu étais la quand ta maman était malade est tu la aidé à se battre pour pouvoir avoir de belle promenade et d’avoir une raison de vivre. Nous t’aimons et rien n’y changera. Nous espérons t’apporter l’amour et le soutien que tu mérites. Merci pour ta fidélité. Ta maman et ton Papa qui t’aiment. 

 

Pendant que je lisais le contenu, Winy me regardait l’air curieux, et je lui ai expliqué que sa gardienne m’envoyait aussi à elle pour l’aider à s’apaiser et se sentir mieux en la présence de congénères. Elle s’est mise à secouer sa  tête et sa queue pour me signifier qu’elle était contente, et sans hésiter est venue à mes côtés, je lui ai demandé l’autorisation de la caresser.

D’habitude avec les inconnus j’hésite un peu mais je sais qu’elle t’a envoyée à moi pour m’aider, par amour pour moi ,et je te sens particulièrement pleine de bonnes intentions.

Puis je l’ai caressée quelques instants et elle s’est mise à aboyer, des petits jappements de plaisir avant de me dire :

Merci, dis-leur merci pour leur message d’amour et dis-leur que moi je les aime aussi très fort. Ils sont mon papa et ma maman et je me considère comme leur bébé, leur petite fille. Je sais que Floki n’est pas là pour me remplacer, mais pardon, j’ai un peu de mal à vous partager. Surtout toi ma chère, tendre et douce maman, à qui je suis reliée. Un peu possessive, je l’avoue, ma mission consiste à veiller sur toi et te protéger, et lorsque d’autres congénères s’approchent, lorsque nous en croisons, et même si je ne les vois que de très loin dans leur jardin, j’ai la tension qui augmente, je ressens beaucoup de stress et d’angoisses à l’intérieur de moi et j’ai du mal à contenir mes réactions, je deviens agressive.

Mea culpa pour les désagréments que mon comportement vous créent mais je panique et je pète un câble. C’est plus fort que moi, je me dois de vous protéger, et comme je suis petite de taille, je préfère leur montrer que je ne me sens pas zen et qu’il ne faut pas s’approcher. De par mes réactions, j’espère les tenir éloignés, cela me permet de te surprotéger et je me sens en harmonie seulement lorsque je maîtrise la situation. J’aimerais bien pouvoir garder le contrôle et être moins sur le qui-vive, à fleur de peau, mais pour cela j’ai besoin d’aide. Impossible de résister toute seule, je me dois de leur montrer que je suis à la hauteur d’être votre gardienne.

Floki voudrait jouer avec moi mais pour cela je ne suis pas prête. Il  est là et il a sa place dans le foyer, je lai compris et je l’accepte, mais pour le moment du moins ce n’est pas mon pote, et je préfère l’éviter quand je peux.

De tempérament très exclusive, j’ai besoin  de me sentir être la privilégiée dans ton cœur et j’ai beaucoup de mal à te partager, à vous partager. Même si mon âme est reliée à toi maman, je suis très attachée à papa aussi. Je commence à voir un peu moins bien et cela rajoute au stress des rencontres et m’oblige à être encore plus réactive, mais je vous aime et je vais essayer avec votre soutien, de faire des efforts.

 

Nanouk, comme je viens de le dire à Lobo, ta gardienne est très malade et est à l’hôpital pour un petit bout de temps. Sa maman me charge de te prévenir qu’elle ne peut s’occuper de vous pendant tout ce temps. Vous êtes 2 grands chiens, vous avez besoin de faire de grandes promenades, qu’on vous brosse et elle a 84 ans avec un mari malade, elle ne peut pas le faire. C’est au-dessus de ses possibilités et elle se voit obligée de vous confier le temps nécessaire à la guérison de ta gardienne, de vous mettre dans un chenil. Vous ne serez pas seuls, il y aura d’autres chiens et on prendra soin de vous. Elle ne vous abandonne pas, cela lui fait très mal au cœur, mais elle na pas le choix, il va falloir être patient.

Nanouk, les yeux tristes m’a répondu :

J’ai bien compris ton message et j’espère qu’elle dit vrai, non pas qu’elle veuille nous abandonner, non, je sais qu’elle nous aime, mais j’ai peur pour ma maman. Trop longtemps qu’elle est au fond du gouffre, trop longtemps qu’elle est tombée dans l’alcool et elle s’est détruite. Je sais que la vie est difficile pour elle, je sais que la perte de son travail a été un choc effroyable, terrible pour elle, et elle n’a pas eu la force de garder le cap.

Elle est fragile de santé émotionnelle, tout passe par l’amour des animaux, l’amour de ses chiens, et même cet amour pur, profond qu’elle nous porte n’a pas réussi à lui permettre de garder la tête hors de l’eau, et elle a plongé. J’ai peur pour elle et j’ai peur de partir dans ce chenil. Je ne veux pas être séparé de Lobo et je veux la retrouver.  Elle est ma maman, elle porte constamment des énergies qui ne lui appartiennent pas, et elle a besoin de nous pour les transmuter.

Dis-lui que nous l’aimons et dis-lui que nous attendons son retour chaque jour, chaque instant. Dis merci à mamie pour ce qu’elle fait pour nous, dis-lui que je l’aime aussi, et de rester sans ma maman était difficile, de partir et d’être loin d’elle, de son jardin, de notre famille c’est encore pire.  Mais j’ai bien compris ce qui se tramait et je sais qu’avec Lobo nous devrons être forts et patients, que nous devons restés soudés pour le plus grand bien de notre tendre maman.

Excuse-moi, je vais aller le retrouver au fond du jardin, je sais qu’il est triste tout comme moi, nous avons le cœur en miettes et devons nous soutenir afin d’affronter cette période difficile.

Merci, merci à toi, merci à elle d’avoir pris le soin et le respect de nous prévenir.

Puis il s’est éloigné tristement pour retrouver son compagnon, j’en avais le cœur serré et me suis mise à pleurer.

 

La maman de ta gardienne me charge de te dire Lobo qu’elle est malade. Elle est à l’hôpital et s’occupe d’elle, on prend soin d’elle. Elle me demande de t’expliquer la situation, c’est une dame très âgée qui tu le sais ne peut pas vous emmener faire de longues balades, et avec Nanouk vous en avez besoin, le jardin seul ne vous suffit pas. Elle est obligée avec son mari malade dont elle doit s’occuper aussi, de vous confier pendant quelque temps à des personnes qui prendront soin de vous, c’est un chenil, il y aura d’autres chiens avec lesquels vous pourrez jouer et vous amuser. Elle est très triste de ne pouvoir assurer votre garde, mais elle n’a pas d’autre choix. Elle a 84 ans, et très malheureuse aussi pour ta gardienne qu’elle doit soutenir coûte que coûte. Elle me demande de te rassurer et de te dire qu’elle ne vous abandonne pas, c’est une transition, le temps hélas nécessaire à la guérison de ta maitresse.

Pendant tout le temps que je lui parlais, Lobo, les oreilles couchées, la tête baissée, pleurait. Les larmes coulaient sur le sol, tombaient sur sa truffe, sur ses pattes, il ne les léchait même pas. Il essayait de se contenir et je me suis mise à pleurer aussi devant tant de chagrin et de retenue. Au bout de quelques instants je lui ai demandé l’autorisation de le caresser, il est venu à mes côtés, le regard si triste, pour me dire :

Je savais que ça finirait par arriver. Je redoutais ce moment, depuis trop longtemps qu’elle ne va pas bien, mais pas bien du tout. Avec Nanouk nous l’aimons, elle est notre maman, elle n’est pas ma gardienne, et je sais qu’elle nous aime profondément aussi. Mais le mal qu’elle a en elle, le mal qu’elle porte depuis plusieurs années a eu raison de ses forces, et elle a craqué. Je ne suis pas étonné, il fallait que ça arrive, ça fait trop longtemps qu’elle se laisse couler, et elle est tombée. Elle s’est laissée manipuler par des forces malsaines qui ont eu le dessus de sa raison, et elle s’est mise à boire de trop, beaucoup trop et c’était le début de l’engrenage.

J’espère que maintenant on va l’aider, qu’elle va guérir et qu’elle va nous chercher. Je ne veux pas rester dans ce chenil, j’aime bien le jardin de Mamie, comparé à nos dernières sorties de plus en plus rares c’est un endroit où je peux courir, jouer et m’amuser avec mon compagnon, et nous sommes chez nous. Mais je sais et je vois, je ressens les problèmes que cela engendre et je ferai l’effort de m’adapter un tant soit peu à cet endroit avec l’espoir que ma maman puisse guérir et nous reprendre.

Cette période de fin d’année qui aurait dû être source de joie dans la famille a été la fête la plus atroce de mon existence, et cette nouvelle année me plonge dans les peurs et les angoisses. Dis-lui, dis-leur que je les aime et que je veux les retrouver.

Puis il s’est remis à pleurer. Je l’ai rassuré encore et encore avec l’espoir qu’il y aura un retour et que sa gardienne s’en sorte et puisse les reprendre lorsqu’elle aura remonté la pente. Avant de le quitter, je lui ai demandé de continuer à prendre soin de Nanouk et il m’a répondu :

J’espère que nous resterons ensemble.

Je l’ai rassuré en lui disant qu’ils resteraient ensemble.

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