La connexion avec Pablo s’est faite dans ce magnifique havre de paix qui est le paradis des animaux. Pablo était allongé de tout son long dans les herbes d’un vert fluo. Il était entouré de plusieurs autres congénères et il y avait des papillons blancs, orange et dorés qui virevoltaient d’une fleur à l’autre et des anges blancs, orange et dorés. Ils étaient tous là à suivre ces farandoles de danses entre eux, les arbres à papillons et les fleurs de toutes les couleurs et très luminescentes. Il y régnait une paix absolument totale. A l’arrière des chiens il y avait d’autre animaux, des chats, des lapins, un écureuil et tant d’autres, mais la tribu des chiens entourait Pablo comme s’ils le protégeaient, et ils avaient bien entendu tous capté ma pensée et m’ont tous dit au même instant :

Ici tout est amour, paix et harmonie. Ici pas besoin de protection, de se protéger ou de protéger ses compagnons, ici tout est harmonie et pacifié et nous sommes heureux ensemble. Si nous sommes si proches de Pablo ce n’est ni pour le protéger, ni pour le rassurer, nous ne connaissons plus les peurs et les angoisses, ici c’est le paradis et nous profitons de cette grande quiétude qui nous enveloppe. Si nous sommes assis autour de Pablo c’est parce que nous savons tous pour qui tu es venue, et nous tenons à lui montrer combien nous sommes heureux pour lui. Mais nous allons maintenant te laisser de la place pour te rapprocher de lui, nous sommes si contents pour lui et nous te remercions d’être là et pour ce que tu fais pour nous le règne animal.

Puis très discrètement, sur la pointe de leurs pattes ils se sont tous éclipsé et j’ai enfin pu voir Pablo qui s’est redressé et assis  sur son arrière train. Je l’ai salué, me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de ses gardiens, et avant que je ne lui lise le contenu il m’a dit :

Mais je sais qui tu es, je sais que c’est à toi qu’ils ont fait appel pour m’aider à partir avec joie et amour dans la lumière, et je t’en suis, je leur en suis si reconnaissant. On m’a accompagné, guidé vers le pont des fleurs et l’escalier de l’arc en ciel. Je n’avais pas peur, j’étais si bien entouré et je suis monté directement dans ce haut-lieu magique. Merci, merci, beaucoup de gratitude, c’est le plus beau cadeau qu’ils pouvaient- me faire et je me suis déjà bien reposé et ressourcé. Maintenant dis-moi quels sont leurs messages.

Comment a-t-il vécu son départ ?

est-il-satisfait de l’endroit où nous l’avons enterré ? 

Est-il bien  et rassuré de savoir qu’on l’aime et qu’on l’aimera toujours ? 

Que penserait-il si nous adoptions un mâle ? (Nako par exemple ? ) 

Est-ce qu’il est bien là où il est ? 

a-t-il quelque chose à nous dire ? 

 

 Ils ont déjà la réponse à certaines de leurs questions. Dis-leur que moi je les aime très fort, d’un amour pur, profond et inconditionnel. Dis-leur que je sais qu’ils m’aiment, ils n’ont pas besoin de me rassurer, explique leur que mon âme est éternelle et reste reliée à la sienne, à celle de ma maman, c’était elle ma gardienne.

L’endroit qu’ils ont choisi pour mon enveloppe corporelle est très bien et c’est à eux qu’il importait de choisir ce lieu, pour moi cela n’a pas beaucoup d’importance puisque ce ne sont que les restes physiques de mon pauvre corps, vieux et usé, douloureux et au bout du rouleau. Les douleurs étaient intenses et ils ont pris la bonne décision de m’aider à partir et je leur en suis si reconnaissant. Mes compagnons souffraient pour moi et ont tous, malgré que je leur manque physiquement, été si contents de me voir partir si bien accompagné. Cela les a aidés et vous aussi. La transition s’est faite dans la lumière, beaucoup de lumière et ici c’est le nirvana.

Je sais que ça peut être difficile à vivre pour vous, je sais que je vous manque et ça fait mal de vous voir mal, mais ici je suis bien. Je me sens de nouveau pousser des ailes, je me suis déjà bien reposé et ressourcé et je peux de nouveau courir, jouer et m’amuser. Rendez-vous compte, je peux de nouveau sauter comme un petit cabri et avec mes compagnons on ne se prive pas de jouer ensemble même si l’on sait que l’on ne restera pas longtemps ensemble.  Pour certains oui, pour d’autres non et moi je me suis déjà bien réparé, et tiens évidemment à vous revenir.

Votre Doudou vous manque à tous les deux mais aussi à tous mes compagnons et vous avez besoin de ma présence physique sur un plan terrestre. De là où je suis-je peux veiller sur vous et vous protéger, mais surtout toi ma maman tu as besoin de moi en tant que protecteur, ton doudou pour t’accompagner sur ton chemin. Et mon papa qui m’adore aussi sera heureux et fier de me retrouver. Tu le sais bien nous étions déjà ensemble et nous le serons encore.

Vous êtes ma famille et ma place est avec vous et à côté de vous, et si vous avez décidé d’adopter Nako, faites-moi confiance je ne manquerai pas au rendez-vous. Il y a des transferts d’âmes qui se font continuellement, et lorsque vous serez prêts, j’endosserai le costume qu’il vous plaira. Et si c’est Nako, hé bien ce sera Nako. Son âme mériterait de remonter au jardin des animaux pour se reposer et se ressourcer et son corps physique aura le privilège de se faire soigner, choyer et câliner lorsque mon âme l’aura intégré.

Moi je vous aime et je suis déjà prêt à redescendre, c’est vous qui décidez quand et sous quelle forme. Je vous aime et suis et je serai toujours ton Doudou et depuis mon départ il te manque cruellement alors à très vite. Après la mort il y a la renaissance, il ne faut pas en douter. Faites confiance en l’univers, il vous le montrera et le doute ne vous sera pas permis.

 

 

Lorsque je suis arrivée sur le chemin, Mamina m’y attendait. Elle était assise et regardait tristement la belle et vive lumière qu’on pouvait apercevoir au bout. Son air était nostalgique et je sentais qu’elle avait envie de rejoindre cette lumière, mais quelque chose l’en empêchait. Je me suis approchée très doucement, et lorsqu’elle a senti ma présence elle s’est retournée et son regard changea d’expression, je pouvais y lire de l’espoir, et sans plus tarder je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de ses gardiens :

Lui dire qu’on l’aime, qu’elle nous manque mais qu’on se réjouit qu’elle ne souffre plus. Que nous la remercions d’être toujours restée avec nous tout ce temps malgré sûrement des erreurs de notre part, qu’elle nous a apporté  le réconfort, la joie et l’amour, d’une façon dont seule elle avait le secret. Que c’est un diamant dont nous n’avons pas suffisamment apprécié la beauté.

Enfin, nous regrettons de ne pas avoir été là avec elle pour ses derniers souffles. 

 

Pour les questions

-A-t-elle bien récupérée et trouve-t-elle un  chemin agréable et paisible dans son nouvel environnement? 

 

-A-t-elle été heureuse avec nous toutes ces trop courtes années? 

 

-S est-elle sentie trahie et perdue les derniers jours ? Je ne voulais pas l’abandonner notamment le dernier jour chez le veto mais nous tentions une dernière possibilité, nous étions perdue face à cette maladie qui la rongeait et la foudroyait. 

 

 

Oh que je sais qu’ils m’aiment et que je leur manque, même si je rode encore quotidiennement dans leur entourage, même si je fais des allers/retours entre ici et la maison et que je les accompagne, je sais qu’ils ne peuvent plus me voir et que mon absence est difficile pour eux. Ils sont encore tous les deux dans les regrets et la culpabilité, et cela rajouté à mon départ si rapide m’empêche aujourd’hui de suivre ce chemin pour rejoindre cette belle lumière.

Dis-leur merci pour leur message d’amour et dis-leur de ne pas culpabiliser. Je sais qu’ils ont tout fait pour me soigner, pour nous permettre de rester encore longtemps ensemble et je ne peux leur en vouloir d’avoir tenté le tout pour le tout. Je ne me suis jamais sentie trahie ou abandonnée, je savais qu’ils voulaient me sauver et ils avaient tous les deux l’espoir de pouvoir encore me garder un peu. J’aurais bien aimé aussi, surtout que cette maladie a été fulgurante et que je n’ai pas eu le temps de préparer mon départ. Cela a été beaucoup trop rapide, je me suis sentie comme paralysée avec des pressions violentes dans la tête et je n’arrivais plus à contrôler et à maîtriser mes mouvements et mes réactions. Je ne peux pas dire que j’ai souffert physiquement, c’était beaucoup plus une souffrance psychique parce que je ne pouvais plus contrôler mon corps ni mon cerveau et mes réactions.

Je me suis aussitôt réfugiée dans mon corps astral et je savais que ce serait difficile de réintégrer mon corps physique car il s’était produit comme un court-circuit qui a tout détruit, toutes les fonctions étaient annihilées et je n’étais plus maître de rien. J’étais déjà entre deux et on ne pouvait plus m’aider.

Ne soyez pas tristes et ne me pleurez pas, c’était sans doute dans mon corps et rongeait mes cellules depuis bien longtemps. De quoi je souffrais ? Je ne saurais le dire, dans le temps avant d’arriver chez vous j’ai eu quelques tiques et j’ai toujours eu conscience que les parasites s’étaient logés dans mes cellules (borréliose ?) et de temps à autre je souffrais de douleurs dans les articulations mais c’était tout à fait supportable et ne durait que quelques jours. Ne culpabilisez pas, vous ne pouviez pas le voir et il n’y avait pas grand-chose à faire. C’était mieux pour moi de tirer ma révérence et j’ai besoin d’aide aujourd’hui pour m’aider à faire le passage, car tant que je reste là je ne peux me reposer et me ressourcer et vous ne pourrez faire votre deuil. Je puise dans votre énergie et j’en suis désolée.

Je l’ai rassurée et lui ai promis de l’accompagner jusqu’au pont des fleurs après notre échange.

Merci, merci à toi, à mon papa et ma maman. Je savais qu’ils trouveraient le moyen de m’aider à rejoindre le jardin des animaux, que ce n’était qu’une histoire de quelques jours et je leur en suis si reconnaissante. Dis-leur que je ne ressens aucune douleur, je me sens au contraire très légère, un peu en lévitation, mais de rester dans ce bas-astral ne me permet pas de me réparer, condition sine qua none de faire un petit passage au paradis des animaux pour me le permettre.

J’étais un chat de type timbre-poste et j’étais reliée à mon papa. J’avais la mission de lui apprendre le détachement affectif et à s’aimer lui, de s’accepter tel qu’il est et d’aimer l’autre en toute fluidité, sans peur de le perdre et sans dépendance ni co-dépendance. Son enfance n’a pas été toujours très facile et la confiance en lui n’était pas toujours présente. Avec moi à ses côtés et la tendresse dont il me nourrissait lui a permis de se reconnecter à son âme, à sa source et d’y trouver une grande force et surtout un équilibre et la confiance.

Dis-lui que je l’aime et ma maman aussi, elle a un cœur rempli d’amour et d’empathie et j’ai vécu des années merveilleuses auprès d’eux. Je leur ai été envoyée par sa grand-mère paternelle (gardien) pour l’aider à avancer sur son chemin et ils m’ont tous les deux tout de suite adoptée, conscients que j’étais un cadeau du ciel. Je n’étais pas longtemps dans la rue et je cherchais une maison, un foyer, et on m’a tout naturellement guidée vers eux. Nous étions déjà ensemble dans ta petite enfance et je te reviendrai encore.

De vous voir me pleurer me fait de la peine, beaucoup de peine, j’ai vécu des moments de pur et grand bonheur, c’est injuste de ma part de vous faire souffrir, et mon âme aspire bien entendu à vous revenir pour continuer à vous apporter de la joie et de la tendresse et vous accompagner sur votre chemin. Ma place est auprès de vous sur un plan terrestre et mon âme qui est éternelle souhaite vous retrouver. Ce ne sera pas long, l’espace-temps là-haut n’est pas du tout le même qu’ici –bas et dès que tu seras prêt et te mettras à me recherche, je me mettrai de nouveau sur ton chemin.

Ayez tous les deux la foi et faites confiance à l’univers. La mort est un nouveau soleil et elle me permet de me ressourcer et de pouvoir endosser un nouveau costume, celui qui vous plaira et qui sera en bonne santé, Ma présence vous fera vite oublier ces grands moments de souffrance et de détresse que vous connaissez depuis que j’ai fait le grand sauf, et encore une fois j’en suis désolée, c’est ce qui me fait le plus de mal car vous m’avez toujours aimée, respectée et considérée comme votre fille, votre enfant et c’est si cruel de perdre un enfant, vous le savez et de là-haut lorsque j’aurai rejoint le paradis des animaux je veillerai sur vous et vous enverrai des signes jusqu’à mon retour.

Puis elle est venue à mes côtés et m’a dit :

Je suis prête maintenant et pressée de rejoindre ce haut-lieu magique

Et toutes les deux nous avons emprunté ce chemin qui au fil de nos pas devenait de plus en plus lumineux. Lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, elle m’a dit

Merci, dis-leur que je les aime et qu’il me tarde de les retrouver.

Puis elle l’a traversé et s’est noyée dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. Au revoir Mamina, repose et ressource toi.

 

Praline m’attendait sur un chemin gris et austère. Elle était assise, le regard vide, sans expression. Je me suis approchée lentement, et lorsqu’elle m’a vue ou senti ma présence, elle a levé la tête vers moi et ses yeux si tristes quelques instants auparavant reprirent une lueur d’espoir. Elle me regardait curieusement, un regard profond et intense. J’en ai eu la chair de poule, c’était si émouvant de sentir qu’elle était rassurée que quelqu’un vienne à elle, et elle confirma ma pensée avant même que je  ne me présente à elle et lui explique la raison de ma présence :

Depuis déjà un petit bout de temps que je reste là sur ce chemin que je ne me sens pas le droit de suivre, en même temps il y fait si froid, c’est si sombre que j’ai du mal à m’y engager, ou alors dans son environnement, dans son quotidien, à la suivre comme son ombre, à me coller à elle pour puiser son énergie. Oui je navigue entre ici et la maison, elle m’envoie des pensées d’amour et de lumière, cela m’encourage à prendre ce chemin pour aller vers le jardin des animaux, et dès que je veux le suivre quelque chose m’en empêche.

Je me sens retenue par sa grande souffrance, sa grande détresse, mais aussi les regrets et la culpabilité et j’ai besoin d’aide, nous avons besoin d’aide, et je suis contente que tu sois là, car tant que je reste ici je ne peux me reposer et me ressourcer et elle, elle ne peut trouver la paix dans son cœur et son esprit et ne peut commencer son travail de deuil.

Je l’ai rassurée et lui ai promis qu’après notre échange je l’accompagnerai jusqu’au pont des fleurs  et les présentations faites, je lui ai enfin lu les messages et les questions de sa gardienne :

Ma Praline, ma poupette d’amour, 

Je t’aime, tu me manques terriblement. Ton départ a été un déchirement pour moi. Tu étais ma fifille d’amour. Tu étais tellement attachante, nous avions ce lien, tu me faisais confiance malgré ton tempérament craintive avec les autres. 

 

Je m’en veux de ne pas avoir réussi à te guérir, de ne pas avoir changé de vétérinaire avant que ta maladie s’aggrave mais j’avais confiance en lui. Peut-être aurait-on pu te guérir je me pose la question. Je m’en excuse je te demande pardon. 

Pourquoi cette maladie ? Pourquoi si jeune ? Les traitements ne fonctionnaient pas, ne voulais-tu pas guérir ? As-tu souffert ? 

 

Les derniers jours, tu ne te levais plus, je devais t’aider pour tes besoins, tu étais devenue si maigre toi qui était toujours bien portante et tu avais le regard si triste, te voir dans cet état me faisait mal au cœur et je n’ai plus vu d’autre solution que de t’aider à partir chez la vétérinaire. Mais cette décision a été très douloureuse pour moi et je culpabilise car je ne sais pas ce que tu voulais. Voulais-tu partir ? Comment as-tu ressenti tout ça ? 

Je suis désolée je n’ai pas eu le courage d’assister à la piqûre que la vétérinaire a dû te faire dans le cœur, ta peau étant très abîmée pour poser un cathéter. 

 

As-tu été heureuse avec moi ? Ai-je été une bonne maman pour toi ? 

Quelle mission avais tu pour moi ? 

 

As-tu des choses à me dire (bonnes ou mauvaises) 

Où es-tu en ce moment ? J’espère que tu es dans la lumière et que tu as retrouvé la santé et que tu es heureuse. 

 

La maison est bien vide sans toi et la vie si triste mais je ne veux pas te retenir et alourdir ta peine. 

Je t’envoie tout mon amour, Te prendre dans mes bras et t’embrasser comme je le faisais tous les jours me manque, merci de m’avoir apporté cet amour, j’espère te revoir sur mon chemin. 

 

Je t’aime et je t’aimerai toujours, je ne t’oublierai jamais. Tu es dans mon cœur pour l’éternité.

 

Je sais combien je lui manque et je sais combien la vie sans moi lui est difficile. Elle était ma maman, j’étais son bébé, sa petite fifille d’amour et notre relation était si fusionnelle, si complice que j’étais elle, elle était moi. Je pouvais à tout moment savoir ce qu’elle pensait, ce qu’elle ressentait et c’était pareil pour elle.

Dis-lui merci pour son message d’amour, et surtout, mais elle le sait que moi aussi je l’aime d’un amour pur, profond et inconditionnel. Même si je suis partie de l’autre côté du voile, cet amour est et restera toujours aussi fort et où que je sois. Dis-lui qu’elle ne doit pas avoir de regrets ni culpabilité, on ne pouvait rien pour moi. Même si elle avait changé de vétérinaire, cela n’aurait rien changé. Ce mal sournois n’était pas visible et lorsque vous vous en êtes aperçu, c’était déjà trop tard. Mes reins étaient bien usés, fatigués malgré mon jeune âge et je me sentais extrêmement faible et fatiguée. Impossible pour moi de tenir plus longtemps même que je savais que ce serait terrible pour toi et que tu ne peux comprendre et accepter la cruauté de devoir m’aider à partir.

Cela a été une décision tellement douloureuse et injuste, mais je sais que tu l’as fait par amour pour moi et que tu n’avais pas le choix. Ne sois pas désolée et ne te torture pas l’esprit de ne pas être restée à côté de moi lorsque j’ai poussé mon dernier souffle, je sais combien cela t’était impossible à vivre, et c’était mieux pour toi. Te voir me pleurer, te voir si malheureuse me fait de la peine et c’est ce qui m’accroche à toi. Lorsque j’aurai rejoint le paradis, tu te sentiras apaisée aussi et tu retrouveras un peu de sérénité dans ton cœur. Ne t’inquiète pas je n’ai pas souffert, je m’étais réfugiée dans mon corps astral depuis un moment et je ne revenais dans mon corps physique qu’un petit laps de temps et de moins en moins souvent, car je n’en avais plus la force.

J’étais jeune certes, mais cette maladie n’a rien à voir avec l’âge, je suis née avec, et de tempérament plutôt très craintive, les peurs se sont cristallisées dans mon corps éthérique pour se manifester dans mon corps. Pas sevrée correctement j’avais un peu tendance à rester en retrait et à ne pas faire confiance aux humains, mais avec toi cela a été juste l’inverse. Au premier regard nous nous sommes reconnues, oui nous étions déjà ensemble (chat) dans une autre vie, et en toi d’emblée j’avais une totale et aveugle confiance. Cela m’a aidé et permis de rester toutes ces années quand même.

Oui j’ai vécu des moments merveilleux à tes côtés, je me suis sentie aimée, respectée, choyée, câlinée, et ma vie même courte a connu des moments de purs et grands bonheurs. J’étais là pour t’aider à avancer sur ton chemin, t’apprendre le détachement affectif, t’apprendre à aimer en toute fluidité, sans peur de perdre l’autre, sans peur du lendemain et surtout sans dépendance ni co-dépendance.

On ne peut pas dire que j’ai réussi ma mission. Bien au contraire ma présence à tes côtés n’a que renforcé cet attachement que tu peux avoir pour les gens que tu aimes, et je te reviendrai évidemment pour faire ce travail, mais dans un corps réparé et en bonne santé. J’étais sur mon chemin, je préparais mon départ et j’étais prête à faire le grand saut. Je savais que c’était la condition pour pouvoir te revenir dans une autre enveloppe corporelle et enfin remplir mon rôle auprès de toi.

Tu es une maman merveilleuse au cœur rempli d’amour et d’empathie et tu as besoin de trouver en toi cette force, cette foi et ce courage pour t’épanouir dans la vie. Je ne souffre plus, je me sens de nouveau très légère, mais tant que je reste dans ce bas-astral rien n’est possible pour nous, alors que mon âme perdure où que je sois et qu’elle reste toujours reliée à la tienne et aspire à te retrouver sur le plan terrestre pour continuer ce travail ensemble et notre belle aventure remplie d’amour et de compassion. Tu as besoin de moi à tes côtés pour te sentir pleine, pour rire, chanter et être heureuse.

Je te remercie de me permettre de partir rejoindre ce haut-lieu magique, et dès que tu te sentiras prête et te mettras à ma recherche, je me mettrai sur ton chemin. Alors ne tardons pas, je suis pressée maintenant de faire le passage, c’est la condition sine qua none pour que mon retour soit possible. Je t’aime ne l’oublie pas, ma place est avec toi et à tes côtés.

Puis toutes les deux nous avons emprunté ce chemin de lumière qui s’est ouvert à nous, et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs elle l’a traversé pour se noyer dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel. Au revoir Praline, à bientôt.

La connexion avec Monsieur Lupin s’est faite dans ce haut-lieu magique qui est le paradis des animaux. Il était assis dans cette belle et luxuriante prairie, dans les hautes herbes d’un vert fluo et il y avait des fleurs de toutes les couleurs. Il était entouré de papillons, que des papillons blancs, et j’eus l’impression que c’était en image à son âme d’une pureté exceptionnelle. De ce petit rongeur se dégageait une grande force, c’était et je ressentais au plus profond de moi que c’était une belle et noble âme. Je me suis approchée doucement de lui, et lorsqu’il m’a vue il s’est mis debout et est venu vers moi tout en sautillant joyeusement. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part pour lui de sa gardienne :

Mon Monsieur Lupin,
Tu sais, tu as commencé ta vie dans une autre famille. Enfin si on peut appeler ça une famille. Ils ne t’ont pas donné de l’attention, pas d’amour. Quand on est allé te chercher, avec ta copine, ils nous ont dit que tu étais peureux, dans ton coin et pas avenant. Ils t’ont gardé un an et demi et pendant tout ce temps ils n’ont pas pris la peine de te connaitre réellement. De base, nous ne devions pas te garder, nous t’avons sorti de là pour te trouver une autre famille aimante. Je ne voulais pas m’attacher à toi. Car tu me faisais penser à mon Alibi, qui nous a quittés en mai.
Puis les jours ont passé et je n’ai pu me résoudre à te trouver un autre foyer. Je t’aimais déjà si fort. Puis tu me le rendais bien. Toi, le rat soit disant peureux, tu étais tellement content de sortir me voir, tu appréciais tellement les câlins et les bisous. Tu étais un grand gourmand et un petit coquin ! Du coup on a décidé de te garder pour le reste de ta vie. Je t’ai aimé et t’aime encore très sincèrement. Je suis heureuse de t’avoir rencontré mais j’aurais aimé que nos chemins se croisent avant. On a vécu en 4 mois pas mal de belles choses et je suis reconnaissante pour ça. Tu es mon grand petit Monsieur pour toujours.
Mais les soucis de santé sont apparus. On a tout fait, les traitements, l’opération,  les prélèvements. Tu avais un cancer au niveau de la bouche mon grand. Ça a été extrêmement dur de voir ton état se dégradait en 15 jours. Te voir maigrir, avoir mal, c’était difficile pour nous. Puis il y a eu le traitement palliatif. Ton état empirait de plus en plus, tu avais besoin de nous pour manger et boire. J’ai passé des journées entières à être avec toi sur le canapé parce que même si tu n’étais pas bien tu n’avais qu’une seule envie c’est d’être avec nous. On a finalement pris la décision de te faire partir car tu ne pouvais plus ouvrir la bouche. Tu étais encore vif et j’espère vraiment que tu ne nous en veux pas. Mais le vétérinaire a dit que si on laissait faire tu allais partir dans de grandes souffrances et on ne voulait pas ça. Je m’en veux mon Monsieur Lupin. Je voulais plus de temps avec toi.
Mon grand petit monsieur, j’espère que tu es bien arrivé au jardin des animaux. J’ai pensé à toi très fort et je t’ai parlé le plus souvent possible pour te guider. J’espère que tu m’entends. J’espère que tu vas mieux. Et surtout mon Monsieur Lupin, j’espère être arrivé en 4 mois à te montrer ce que c’est l’amour, l’amour sincère et profond. Tu as une famille pour l’éternité, c’est nous. Tu feras à jamais partie de nous. On t’aime très fort Monsieur Lupin.

Les questions que j’aimerais lui poser :
– as-tu été heureux pendant ces 4 mois avec nous ? Plus heureux qu’avec ton ancienne famille ?
– t’ont t ils fait du mal avant que l’on vienne ?
– es-tu bien arrivé au jardin des animaux ?
– as-tu retrouvé ma petite Alibi d’amour qui me manque chaque jour ?
– est ce que tu nous en veux de t’avoir fait partir ?
– m’entends tu et me vois tu ?

On t’aime de tout notre cœur..

A qui le dit-elle ? J’avais enfin trouvé ou plutôt retrouvé ma maman, j’étais si heureux et j’avais tellement envie de profiter longtemps de la belle vie qu’ils m’offraient. Mais la maladie était déjà présente lorsque je suis arrivé chez eux, j’étais déjà malade et ce mal me rongeait de l’intérieur, on ne pouvait rien pour moi. Ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient faire pour me soigner mais la guérison n’était plus possible. Mon âme, après tant de maltraitances, avait décidé de tirer sa révérence et j’étais déjà sur mon chemin, je préparais déjà mon départ lorsque je suis arrivé chez elle.

J’ai eu de la chance, beaucoup de chance, j’ai été aimé, choyé, dorloté et soigné et surtout accompagné avec amour. On m’a permis de faire ma transition dans de bonnes conditions et on m’a aidé à partir même si ce choix fut cruel pour elle, elle m’a laissé partir par amour pour moi dans des conditions  dignes de mon être. J’ai fait le grand saut sans peur, sans appréhension aucune, j’étais bien entouré et Alibi était là, elle m’a tendu les pattes et elle m’a guidé pour emprunter le chemin et traverser le pont et l’escalier de l’arc en ciel. Elle est restée un peu avec moi les premiers jours et je sais que je la retrouverai encore lorsque je pousserai la porte dorée qui se trouve juste derrière moi pour rejoindre tous les autres congénères.

J’avais besoin de faire un petit arrêt ici je savais et j’attendais que tu me contactes et je suis très content de pouvoir répondre à tes messages, à tes questions et surtout te remercier pour ton amour, ta force et ton courage qui m’ont accompagné pendant tous ces jours.

Je t’aime d’un amour pur, profond et inconditionnel et j’ai beaucoup, beaucoup de gratitude pour la belle personne que tu es. Le monde des rates même si nous sommes de la famille des mammifères rongeurs est assez net comme des humains et on nous prend pour des êtres plutôt nuisibles alors que nous aussi nous avons notre rôle dans le monde humain et auprès de vous. Nous sommes des êtres très sensibles, on a besoin pour être heureux d’être aimé et respecté et je l’étais avec vous. J’ai connu, même si ce fut trop court, des moments de pur et grand bonheur et j’ai été heureux malgré ma maladie et les douleurs qui m’empêchaient de manger. J’ai connu une existence auprès de toi et qui me donne bien entendu envie de te revenir très vite.

La famille où je me trouvais ne s’intéressait pas à moi et me délaissait. J’étais seul, on ne s’occupait jamais de moi, aucune attention, aucune tendresse et surtout on avait tendance à m’oublier. Je manquais de nourriture, j’avais souvent faim et je ne pouvais évidemment pas croquer la vie à pleines dents. D’où peut-être ce mal qui m’a permis de me libérer et de remonter pour me reposer, me ressourcer et me réparer. Lorsque je suis arrivé chez toi le compte à rebours était déjà en route et tu ne pouvais plus, même avec tout l’amour et la tendresse du monde, arrêter la machine. Le processus était en chemin et j’ai préféré ma sortie dans la pleine lumière et en toute conscience.

Comment pourrais-je t’en vouloir de m’avoir aidé à partir ? C’était le plus beau cadeau, vu mes problèmes, que tu pouvais me faire et encore une fois je te dis merci pour ta compassion, ton amour et ta force. Oui je t’entends et tu m’as bien guidé avec l’aide l’Alibi, ce départ s’est fait dans la joie et depuis ce haut-lieu magique, je te vois et je t’entends.

Je remercie chaque jour l’univers de nous avoir permis de vivre ma transition ensemble. Je vous aime et je vous reviendrai car toute âme est éternelle et aspire à vous retrouver lorsque vous serez prêts à nous ouvrir de nouveau la porte de votre cœur et votre maison. J’étais gourmand parce qu’on m’avait trop privé, et la frustration a été grande lorsque je ne pouvais plus manger. Mais j’étais heureux d’être câliné, que tu me bichonnes comme ton bébé, ton omniprésence a été un cadeau du ciel et j’ai envie de te revenir et de retrouver cet état d’être.

Non je n’étais pas peureux tu l’as compris tout de suite, j’avais besoin de me sentir en confiance et je l’ai été avec vous. J’étais espiègle et je portais bien mon nom, tu t’en es rendue compte très vite.

Tout à l’heure j’irai rejoindre mes compagnons car lorsque je me sens en sécurité j’ai envie de jouer et de m’amuser. Lorsque tu auras envie de me retrouver et que tu te mettras à ma recherche je me mettrai sur ton chemin. En attendant je garde l’œil sur toi et je  veille sur toi.

A bientôt, je t’aime ma douce et tendre compagne humaine.

Ton petit et grand Monsieur Lupin qui t’adore !

 

 

La connexion avec Filou a eu lieu dans cette belle et luxuriante prairie qui se trouve après le pont des fleurs et l’escalier de l’arc en ciel. Filou était couché sur son ventre, les pattes allongées devant lui et semblait s’amuser à regarder les papillons blancs, orange et dorés virevolter d’un arbre à papillons à un autre. Il tournait la tête à droite, à gauche pour suivre cette farandole de danses, je me suis approchée doucement pour ne pas le déranger dans ces moments de plaisir. Lorsqu’il m’a vue il a dressé les oreilles et s’est mis debout. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions à lui transmettre de la part de sa famille et il m’a aussitôt répondu :

Tu es la bienvenue, je t’attendais, je savais que tu allais venir et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai préféré rester dans cette magnifique prairie avant de pousser la porte dorée qui se trouve juste derrière moi pour rejoindre mes congénères au jardin des animaux. J’avais besoin de partager ce moment avec toi, avec mon papa, ma maman, mon frère et ma sœur en toute intimité, sans être au milieu des autres animaux. C’est un moment privilégié pour moi et ça doit l’être pour eux aussi.

Mon fifi adoré, mon amour de Filou, mon trésor, mon chéri. La première chose que maman Isabelle, papa Taï, Mathis, et moi-même Camille nous voulons te dire c’est que nous t’aimons du plus profond de notre âme et de notre Être. Ton départ laisse un immense vide dans la maison mais surtout dans notre cœur. Tu nous manques terriblement. Nous sommes reconnaissants d’avoir pu partager 11 ans de notre existence avec un être aussi exceptionnel que toi. Tu as été vaillant et courageux  jusqu’au bout mon Filou chéri. Nous avons tant aimé partager notre quotidien avec toi. Tu nous as tant appris et apporté en amour, en câlin, en gentillesse, en tendresse. Nous t’aimons de tout notre cœur, d’un amour pur et inconditionnel. Merci de nous avoir donné l’occasion de toucher du doigt un tel amour. Même si tu étais mal ces derniers temps nous avons voulu rester près de toi jusqu’au bout et j’espère que tu ne nous en voudras pas pour cela. Nous savons que ton corps t’emprisonnait ces derniers mois, nous espérons que tu sois délivré et heureux maintenant. Ton absence et le manque de ne pas te voir nous anéantit. Tu nous manques énormément.

 

Pour nous rassurer mon Filou, peux-tu nous dire où tu es maintenant ? Est-ce que tu es bien, est ce que tu te sens mieux ? Est-ce que tu es heureux là où tu es ? Peux-tu vivre en dehors de ton petit corps blanc ? Est-ce que tu peux nous voir ? Comment peut-on communiquer avec toi ? Étais-tu toujours dans la maison les premiers jours ?

Peux-tu nous envoyer des signes ? Nous dire des choses que seul toi et nous savons pour nous rassurer ? Es-tu au jardin des animaux ? 

 

On t’aimera pour l’éternité mon Filou. Tu nous manques tellement. J’espère que tu nous répondras. J’espère que nous nous reverrons. 

 Je t’aime de tout mon être. De la part de Maman Isabelle, papa Taï, Mathis, et Camille.

 

J’avoue avoir eu du mal à emprunter le pont pour faire le passage. Je suis resté deux jours je pense, je ne peux pas vraiment le savoir, tu sais nous les animaux n’avons pas trop la notion du temps, mais leur souffrance, leur grande détresse m’ont retenu un petit moment. Pas très longtemps heureusement, ils ont tous compris que ce n’était plus ma place et qu’il fallait me laisser partir. Leurs pensées d’amour et de lumière m’ont aidé et guidé pour me permettre de traverser le pont des fleurs et gravir les marches de cet escalier de l’arc en ciel. Et puis il y avait du monde de l’autre côté qui m’attendait, un couple très âgé, grand-père/grand-mère et puis aussi des êtres de lumière.

Ne vous inquiétez pas je suis bien monté même si votre douleur aurait pu m’en empêcher, on m’a tendu la main et on m’a emmené de l’autre côté. Maintenant je vais bien, je me sens de nouveau tout léger et je peux de nouveau courir et sauter. Bien sûr que je peux vivre en dehors de mon petit corps blanc, ce n’était que mon enveloppe corporelle dans cette incarnation terrestre, alors que mon âme perdure car elle est éternelle.

Dis-leur d’abord merci pour leur message d’amour. Dis-leur merci pour toutes ces belles années de pur et grand bonheur que j’ai connues auprès d’eux. Et dis-leur surtout que moi aussi je les aime d’un amour pur, profond et inconditionnel. Je sais que je leur manque, et de les voir me pleurer me fait beaucoup de peine. Dis-leur qu’ici tout est si beau, si paradisiaque que de les voir si tristes me rend très triste aussi.

Oui je peux les voir, les entendre car je suis et je reste toujours relié à eux et où que je sois. Je me suis déjà bien reposé et ressourcé, mon corps est déjà bien réparé. Je suis heureux ici car je peux enfin de nouveau jouer et m’amuser, et ce sans aucune souffrance. Ici tout est en paix et en harmonie et on se sent extrêmement bien. Mais vous me manquez aussi, toutes ces années passées à vos côtés, choyé, câliné et respecté comme ton petit garçon, comme ton fils, votre fils et frère ne peuvent pas s’oublier, et même si ici c’est le nirvana, le bonheur que vous m’avez apporté est irremplaçable.

J’étais là pour toute la famille, mais surtout pour toi ma petite maman à qui mon âme est reliée. J’étais là pour te permettre, à travers moi, te reconnecter à ton petit enfant intérieur et à l’aimer comme il le mérite afin d’y puiser la force nécessaire pour avancer sur ton chemin et aider tes proches, ta famille à se construire. J’ai bien rempli ma mission, elle est terminée, mais cela n’est pas une fin en soi car tu as encore besoin de ma présence pour continuer la route et ta voie spirituelle.

J’adorais les grands moments de tendresse que nous partagions tous les deux lorsque tu te sentais en difficultés (financières) et j’étais là pour te faire comprendre que vous y arriverez que ce n’est que passager, et que d’avoir la santé et d’être heureux comptaient plus que tout. Et puis j’étais là aussi pour accompagner les enfants Mathis et Camille. Les promenades le long du ruisseau, je les attendais avec impatience, et de vivre handicapé comme je l’ai été à la fin n’était plus une existence digne même pour moi, même pour vous. Je me réfugiais la plupart du temps dans mon corps astral pour mieux supporter et gérer mon état et c’était le moment pour moi de tirer ma révérence.

Je me sens à présent déjà bien ressourcé et même si ici c’est le paradis, c’est auprès de vous que je souhaite revenir. La maison vous semble bien vide et sans âme depuis mon départ, vous avez besoin de moi et de mon énergie pour vous sentir en paix dans votre cœur et votre esprit, et mon âme aspire à vous retrouver. Vous avez besoin de retrouver le petit compagnon tendre et espiègle pour vous faire rire, et lorsque tu te mettras à ma recherche je me mettrai sur ton chemin. Je peux vous envoyer des signes mais c’est bien mieux de se retrouver et de continuer notre belle vie ensemble. Alors fais-toi confiance, n’aie aucune doute et nous serons bientôt de nouveau ensemble et pour de longues années à nouveau.

La connexion avec Yobe s’est faite dans ce haut-lieu magique qui est le paradis des animaux. Elle m’attendait dans la belle prairie où toutes les couleurs étaient extrêmement fluorescentes. Elle était allongée sur son ventre et s’amusait à regarder les papillons blancs, orange et dorés virevolter autour des arbres à papillons. Il y avait aussi des abeilles qui butinaient les petites fleurs et puis des oiseaux de toutes les couleurs. Que c’était beau ! Rien que de voir ce joli paysage, cette déclinaison de tous les tons de vert fluo était fascinante. Je me suis approchée d’elle, elle a dressé ses oreilles mais n’a pas bougé, et c’est seulement lorsque je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions pour elle qu’elle s’est levée pour venir à moi et me dire :

Oui je sais que c’est ma maman et ma grande sœur qui t’envoient à moi. Je t’attendais, excuse-moi si je ne suis pas tout de suite venue à toi, mais depuis mon arrivée ici je me sens en extase et ne me lasse pas de rester couchée et d’admirer cette extraordinaire clairière, je me sens être « Alice au pays des merveilles ». J’ai fait une petite halte avant de rejoindre mes congénères qui se trouvent derrière la porte dorée que tu peux apercevoir derrière moi, pour échanger tranquillement avec toi en toute intimité et sans la présence d’autres animaux, et je ne le regrette pas. Je me suis déjà bien reposée et ressourcée, et ici tout est tellement beau, en paix et en harmonie qu’on ne peut que se réparer très vite.

Puis Je lui ai lu le contenu des missives :

Questions et messages de nous deux (J…. et Z….) :

– pourquoi avons-nous dû passer par l’euthanasie ?

– est-ce que tu nous en veux d’avoir fait ce choix pour te libérer ?

– t’es-tu sentie accompagnée de notre amour jusqu’au dernier moment ?

– Est-ce-que tu as rejoint la lumière tout de suite ?

– avais-tu envie ou besoin de quitter ton corps les derniers jours avant qu’on t’aide par la piqûre ?

– est-ce que tu es bien maintenant ?

– où veux-tu que nous enterrions tes cendres ?

– As-tu des messages pour nous ?

Messages (de J…. mais Z….. s’y associe car elle aurait écrit les mêmes) :

* je te demande de me pardonner pour toutes les erreurs que j’ai commises envers toi et pour toutes mes incompréhensions. Je t’aime profondément et je t’aimerai toujours. Merci pour ton amour et pour ces années auprès de nous.

* je voulais que tu saches que si tu as été gardée par Jean-Pierre et Anne-Marie lors des week-ends et vacances, nous étions tout près de toi, à 2 maisons, dans la même rue, mais nous n’avions pas le choix à cause du chat d’H……  qui aurait pu te blesser vu que toi, tu n’avais de tendresse particulière pour les chats. On a voulu te protéger. Tu sais qu’à chaque fois que nous venions te rendre visite chez eux, mon cœur saignait de ne pouvoir te ramener avec moi. J’ai détesté cette période !

************************

Questions de Z…. :

– quel était ton niveau de compréhension du monde, de nous ?

– pourquoi es-tu venue dans notre vie ?

– est-ce que nous nous sommes déjà rencontrées dans une vie antérieure ?

– As-tu retrouvé ton frère ?
– penses-tu que je doive adopter un autre animal pendant mes études ?

 

Dis-leur que je suis bien, décris leur la beauté du lieu et surtout dis-leur merci pour leur merveilleux message d’amour. Dis-leur que moi aussi je les aime toutes les deux d’un amour pur, profond et inconditionnel. Dis-leur merci de m’avoir accompagnée avec amour dans la lumière. Comment pourrais-je leur en vouloir de m’avoir aidée à partir. J’étais dans mon corps astral depuis quelques jours et j’avais besoin qu’on m’aide à partir, et elles ont pris la bonne décision au bon moment.

Je sais combien cela leur a été difficile, mais je sais aussi qu’elles l’ont fait par amour pour moi, pour me soulager, et je leur en suis si reconnaissante. A un moment, et c’était inévitable, mes reins se seraient bloqués et cela est terriblement douloureux, et grâce à la force de leur courage elles m’ont évité le pire.

J’étais sur mon chemin depuis ce printemps, je préparais mon départ et j’étais prête, encore une fois merci pour votre grande empathie, vous aviez bien compris que c’était la décision qu’il fallait prendre. Ma transition s’est bien déroulée et je suis montée au jardin des animaux à mon rythme. J’étais bien accompagnée, on m’a guidée jusqu’au pont, le frère était là depuis quelques jours et de l’autre côté du pont il y avait des ancêtres  et d’autres animaux. On m’a accompagnée dans l’escalier de l’arc en ciel et depuis mon arrivée ici je vais très bien. Je me sens de nouveau en pleine forme et je peux de nouveau jouer, courir et m’amuser. Pour le moment je profite de ce bel espace pour me ressourcer et je vous envoie de la lumière.

Ma petite maman je t’aime et je n’ai rien à te pardonner, tu m’as toujours respectée, choyée, câlinée et soignée, et même lorsque tu étais obligée de me faire garder, je savais que tu n’étais pas loin, que tu ne m’avais pas abandonnée, mais que tu n’avais pas le choix. Tu, as pensé à moi et à mon confort et aussi il te fallait arrondir les angles. J’étais bien chez J……. et A………, je ne  manquais de rien, rassure-toi.

Ma grande sœur se pose la question de mon niveau de compréhension du monde ? De vous ? Mais c’est une question très simple pour nous les animaux qui sommes reliés à la source, à Dieu. Nous vous sommes justement envoyés pour remplir une mission auprès de vous. Nous sommes là pour vous, pour vous aider à avancer sur votre chemin et surtout pour vous apprendre à vous reconnecter à votre petit enfant intérieur. C’était mon rôle auprès de toi ma petite et tendre maman.

J’étais là pour te permettre, en me chérissant, à panser toutes les blessures du passé, de ton enfance et jusqu’à mon départ. J’étais là pour t’aider à prendre conscience que tu as à l’intérieur de toi une grande force dans laquelle tu peux puiser courage et confiance. J’ai bien réussi mon travail, tu es une belle âme remplie d’amour et de compassion et je suis si fière de toi. De ma sœur aussi à qui tu as inculqué les valeurs fondamentales et qui elle aussi est empreinte de cette grande empathie qui lui permet de toujours comprendre quelles sont les priorités, quel est l’essentiel dans la vie afin de pouvoir avancer sur sa route sereinement et en toute confiance.

J’étais là pour vous, pour vous ouvrir toutes les deux à l’amour inconditionnel et sans jugement. Nous étions déjà ensemble et je vous reviendrai encore. Et c’est auprès de toi ma chère, tendre et douce maman que mon âme aspire à  revenir pour une nouvelle mission et t’accompagner, tu guider sur la voie spirituelle.

Vous mettrez les cendres à l’endroit qui vous plaira à vous. Pour moi cela n’a aucune espèce d’importance, ce ne sont que les restes de mon enveloppe corporelle. Mon âme perdure et vous avez besoin de me retrouver dans le corps physique d’un autre chien, car je suis reliée à toi et il n’y a que vers toi ma maman que je reviendrai. Ce ne sera pas long, l’espace-temps là-haut n’est pas du tout le même qu’ici-bas et lorsque tu seras prête et te mettras à ma recherche je me mettrai de nouveau sur ton chemin.

Le monde va mal en ce moment et les humains ont besoin de notre énergie et de notre présence pour continuer de se battre dans cette vie difficile, et à travers nous et l’amour que nous nous apportons mutuellement c’est plus léger,  le soutien est peut-être très subtil mais oh combien profond.

Et toi ma sœur tu sauras apprécier mon énergie aussi pour t’entourer dans tes études. J’ai vécu une vie de princesse auprès de vous, même dans les moments un peu plus compliqués, mais j’ai toujours été heureuse, me suis toujours sentie aimée et respectée, et ma place est toujours auprès de vous. Même si ici l’endroit est paradisiaque c’est sur un plan terrestre que j’ai envie de vous retrouver. Alors ne tarde pas à te mettre à ma recherche, je t’aime, je vous aime et à bientôt.

 

La rencontre avec Diesel a eu lieu dans un jardin, il était assis et regardait tristement les arbres déjà bien dénudés. Son regard était triste, vide et sans expression. Je me suis approchée doucement de lui et lorsqu’il m’a vue il s’est mis debout et ses yeux à présent me regardaient avec beaucoup de curiosité. Autant quelques instants auparavant j’avais l’impression qu’il était complètement absent, figé à cet endroit, autant j’ai pu avec beaucoup de joie m’apercevoir que ses yeux avaient totalement changé et qu’il y avait des lueurs d’espoir, de la curiosité sans doute aussi, et sans tarder je me suis présentée et lui ai expliqué les raisons de ma présence ; La réaction a été rapide, il est venu à côté de moi en aboyant et il n’a pas arrêté de tourner autour de moi, puis il s’est assis, la tête penchée vers la droite avec des yeux implorant une caresse. Je lui ai demandé l’autorisation et il m’a répondu

Je n’attends que cela

Après quelques câlins je lui ai lu les messages et les questions de sa gardienne :

La première question je voudrais savoir ce qu’il ressent le besoin de nous dire et faire part en premier lieux ce que l’on devrait savoir .

S’il me pardonne d’avoir été impatiente dans les derniers mois .car je suis vraiment désolé.

De lui dire qu’on l’aime tellement et qu’on va le laisser partir lorsqu’on sera prêt. Et qu’il peut nous donner de petits signe aussi s’il voit qu’on a trop de difficultés.

Et qu’on serait plus qu’heureux de l’accueillir à nouveau avec nous. Lorsqu’il sera prêt et nous aussi. Il n’aura qu’à me le montrer et faire signe .je sens qu’on a beaucoup à apprendre tous ensemble encore.

Pour finir, qu’il a été le meilleur chien de la planète terre comme je lui disait toujours, sa présence a été plus que bénéfique et parfaite .que je vais M’ennuyer des petits bizous entre les yeux le matin de son gros poils et de sa petite face de pet .on a eu beaucoup de chance de l’avoir et qu’il était plus que parfait.

On t’aime tellement mon petit Didi (mon petit baby)

On se revoit plus tard mon beau et je sais que ne souffre plus ou tu es et que tu es bien.

 

Son regard changea à nouveau d’expression, il a repris un air très triste, presque résigné pour me dire : 

Je sais que je leur manque beaucoup. Je sais que mon départ est cruel pour eux, et les plonge dans une grande souffrance. Mais on ne pouvait rien pour moi, le mal me rongeait de l’intérieur et c’était le moment pour moi de tirer ma révérence. Maintenant je ne souffre plus physiquement, mon enveloppe corporelle n’est plus mais mon âme elle, est en souffrance parce qu’ils ont du mal à me laisser partir. Pour eux me laisser partir signifie me perdre une seconde fois alors que mon âme a besoin de faire le passage pour pouvoir se reposer et se ressourcer. Tant que je reste en errance dans ce bas astral je ne peux trouver la paix et eux non plus. Ici ce n’est plus ma place et ce n’est pas bon pour eux que je m’accroche et pompe leur énergie. Tant que je reste là dans leur entourage, que je les suis comme leur ombre, ils ne trouveront pas non plus la paix.

J’ai besoin de ton aide et eux aussi. Il n’y a que lorsque j’aurai rejoint le jardin des animaux que je pourrai me ressourcer et me réparer, et qu’eux retrouveront enfin la paix dans leur cœur et leur esprit, qu’ils pourront enfin commencer à faire leur deuil.

Je l’ai rassuré et lui ai promis de l’accompagner après notre échange.

Merci, je me sens à présent un peu plus soulagé. Dis-lui que je l’aime ma petite maman, j’étais son bébé, son petit baby, son petit Didi et j’ai passé des années merveilleuses avec eux. Je les aime, ils sont ma famille et j’ai toujours été  considéré et respecté comme un membre à part entière et comme leur garçon, leur fils. Je sais que mon départ est très difficile à accepter, j’étais encore jeune et on aurait encore pu vivre de belles choses ensemble, mais mon état de santé ne me l’a pas permis. Je me réfugiais souvent dans mon corps astral pour mieux supporter et gérer les douleurs, et pour moi cela a été une réelle délivrance de faire le grand saut.

Mais il faut aussi maintenant accepter cette séparation qui peut être très courte, juste le temps de monter me ressourcer, et nous aurons la possibilité de nous retrouver. Tant que je reste en errance dans ce bas-astral, rien n’est- possible et je ne peux pas non plus vous envoyer des signes et vous faire des coucous. Vous devez maintenant vous résigner à me retrouver dans quelque temps sous une autre forme, chien évidemment.

Je n’ai rien à te pardonner, c’était compliqué pour toi de me soigner et de pouvoir m’aider plus. C’était plus de la colère que tu éprouvais pour toi et tu t’es fait du mal aussi. Cela m’a fait et me fait encore de la peine de vous voir en détresse et me pleurer. J’étais là pour toi ma petite maman, pour te permettre de te reconnecter à ton petit enfant intérieur, à la source et de te permettre d’y trouver cette grande force que tu as en toi pour t’aider à panser toutes les blessures du passé. J’étais à la fois ton petit bébé, mais aussi ton meilleur ami et confident. Fidèle et toujours prêt à te consoler et te faire rire.

Cette maladie a bien usé mes reins et mon cœur et croyez-moi un petit séjour au paradis des animaux me permettra de vous revenir dans un corps jeune et en bonne santé. Mais pour cela il va falloir maintenant me laisser partir. Ne vous accrochez plus à ma présence physique, elle n’existe plus et ne pourra plus vous revenir sous la même forme. Mais mon âme perdure, elle est éternelle et aspire à vous revenir. Nous avons encore de belles choses à vivre et à partager ensemble et ce serait bien dommage de s’en priver. Ce ne sera pas long, l’espace-temps là-haut n’est pas du tout le même qu’ici-bas, et lorsque vous serez prêts et vous mettrez à ma recherche, je me mettrai de nouveau sur votre chemin.

Ce sera une évidence pour toi ma maman adorée, tu sauras me reconnaitre au 1er regard, aie confiance, n’en doute pas. Mais la condition sine qua none est de faire un petit aller/retour pour pouvoir me réparer et je suis prêt maintenant à vous laisser et à monter dans ce haut-lieu magique. De là-haut je peux vous envoyer des petits signes, ici je ne fais que vous puiser votre force et cela nuit à votre santé physique et psychique.

Puis il m’a dit : Je suis prêt, on y va ?

Et ensemble nous avons emprunté un chemin qui s’est ouvert à nous et qui devenait de plus en plus lumineux au fil de nos pas. Lorsque nous sommes arrivés devant le pont des fleurs, il m’a dit :

Merci, merci pour tout, je te suis si reconnaissant, et dis-lui que je l’aime et- qu’il me tarde de les retrouver.

Puis il l’a traversé pour se noyer dans cette magnifique lumière de l’escalier de l’arc en ciel ; Au revoir Didi, repose et ressource-toi.

Lorsque je suis arrivée sur le chemin, Izzia m’y attendait. Un chemin triste, gris, sans lumière. Elle était assise et ses yeux vides, sans expression regardaient vers l’horizon, où l’on pouvait apercevoir à travers les nuages quelques rayons de soleil. Je me suis approchée doucement et lorsqu’elle m’a vue ou senti ma présence, elle a tourné la tête vers moi, et son regard si triste et terne a changé d’expression, je pouvais à présent y lire une forte lueur d’espoir. Je me suis présentée et lui ai expliqué que sa gardienne m’envoyait à elle pour lui délivrer des messages et lui poser des questions.

Que je suis soulagée, que je suis rassurée que tu sois là. Depuis mon départ je reste là sur ce chemin ou dans leur entourage, je la suis comme son ombre partout où elle va, dans tout ce qu’elle fait, je m’accroche à elle et tant que je reste là, je puise dans son énergie, dans leur énergie à tous et je ne suis pas bien et eux non plus. Ici ce n’est plus ma place, tant que ma pauvre âme est en errance entre deux, je ne peux me reposer et me ressourcer, et elle, ma maman ne peut trouver la paix dans son cœur et son esprit. Elle pourra commencer son travail de deuil à condition de m’aider à faire le passage.

Je lui ai dit que j’étais là aussi pour l’accompagner et la guider jusqu’au pont, et lui ai lu le contenu des missives.

« Bonjour mon bébé, mon petit chien d’amour à moi. Si j’ai demandé à cette dame de venir te voir c’est parce que j’ai besoin de te parler, je t’aime énormément ma ziaziou et tu me manque tellement depuis ton départ. Je me rappelle encore la première fois où je t’ai porté dans ma main tu étais toute petite , notre rencontre a été une évidence pour moi et depuis ce jour je t’ai aimé comme mon bébé, ma fille et je m’étais juré de te protéger et de t’apporter le meilleur dans ta vie. Je n’ai pas tenu ma promesse je t’ai abandonné chez le vétérinaire et tu as dû souffrir et te voir partir seule dans cette cage sans moi. Pardonne-moi mon bébé, je m’en veux tellement. tout s’est passé si vite ce jour-là mais je pensais que le lendemain le vétérinaire allait me dire tout va bien venez la chercher…il n’a pas voulu m’appeler cette nuit-là alors que j’aurais tellement voulu être présente pour toi. Depuis l’arrivée de ta petite sœur maelie ton papa et moi on été moins sur toi moins à ton écoute mais cela ne change rien à notre amour pour toi. Je m’en veux de t’avoir moins promené et moins câliné ces dernières semaines étant plus absorbé par ta petite sœur humaine. On était tellement heureux tous les quatre, tu avais déjà une si belle relation avec maelie. On a traversé tellement de chose ensemble toujours ensemble, toutes les deux. tu étais une chienne extraordinaire, belle, intelligente et si sensible. Tu étais mon pilier, toutes nos habitudes me manque, ta présence me manque, j’ai l’impression d’avoir perdu une partie de moi, notre maison est vide sans toi tu nous as apporté tellement de joie et d’amour. mais je veux que tu sois bien maintenant et j’espère que ton premier papa aura été avec toi pour ton départ . Personne n’a pu me dire pourquoi tu es partie. Pourquoi aussi vite ? qu’est ce qu’il s’est passé? Tu as mangé quelque chose qu’il ne fallait pas? Quelqu’un d’extérieur t’aurais donné quelque chose qu’il ne fallait pas? Je ne saurai sûrement jamais pourquoi tu es partie… Je n’ai pas vu que tu avais peut-être un problème plus sérieux….Je ne sais pas quoi penser…

As-tu souffert cette après-midi et cette nuit-là? J’espère que tu n’as pas eu peur. Tu te sens mieux là où tu es maintenant? J’espère que tu auras eu une vie heureuse malgré tout à mes côtés et que tu me pardonneras là où j’ai échoué mais sache je t’aime ma ziazou d’amour, que je ne pourrai jamais t’oublier. Peut-être qu’un jour on se retrouvera.

Merci mon bébé pour ses huit belles années de pur bonheur à tes côtés. « 

 

Pendant que le lisais j’ai observé quelques larmes perler à ses yeux, elles tombaient sur sa truffe et elle les léchait au passage. Lorsque j’eus terminé, elle m’a dit :

C’est un moment très fort pour moi, j’en suis triste et si heureuse à la fois. Je vais pouvoir, grâce à ma maman et à toi pouvoir enfin rejoindre le jardin des animaux, et puis surtout je vais pouvoir répondre à ses questions. Tu sais elle n’était pas ma gardienne, elle était ma maman et j’étais sa fille, sa petite fille, son bébé. Nous étions toutes les deux très complices, c’était très fusionnel et j’ai vécu des années merveilleuses avec elle. Nous avons eu des moments difficiles, des moments de grande tristesse où il a fallu faire son deuil, mais nous étions ensemble et c’était bien plus facile pour elle.

Depuis que j’ai fait le grand saut elle a l’impression d’être seule, elle se sent vide à l’intérieur d’elle, la maison lui semble vide, sans âme et elle a besoin de moi et de ma présence pour continuer à avancer sur son chemin.

Dis-lui merci pour son message d’amour et dis-lui que moi aussi je l’aime d’un amour pur, profond et inconditionnel. Dis-lui que j’étais là pour l’aider à se reconnecter à son petit enfant intérieur, à sa source et pour lui permettre d’y puiser la force, de ressentir cette grande force qu’elle a à l’intérieur, pour lui apporter la confiance. Confiance en elle, en la vie et en ce que l’univers lui envoie pour continuer sa route. J’ai réussi ma mission, tu as retrouvé la joie de vivre, l’amour, et depuis l’arrivée de ma petite sœur, tu as été très heureuse, si heureuse que je sais bien que tu as été occupée plus par elle, et tu n’as rien à te reprocher. C’était normal et je ne me suis pas sentie rejetée ni frustrée. Je sais combien je compte pour toi et que notre amour sera toujours le même, que j’aurai toujours une place privilégiée dans ton cœur, même si tu devais avoir une dizaine de petites sœurs et petits frères.

Nous étions déjà ensemble dans une autre vie, j’étais ton double, ton âme sœur, ta jumelle et cela tu l’as bien capté, c’était une évidence pour toi lorsque tu m’as retrouvée. Et puis tu sais ça le sera encore car bien entendu si on m’aide maintenant à rejoindre le jardin des animaux je pourrai me reposer et me ressourcer et te revenir. Mon départ a été brutal, violent pour toi et pour moi aussi. Rassure-toi on ne m’a rien donné à manger, il ne s’agit pas d’un empoisonnement. Je me sentais souvent fatiguée et ce jour-là j’ai eu de violentes nausées, un mal de tête terrible, une très forte oppression et pour pouvoir le supporter et le gérer je me suis réfugiée dans le corps astral. Je me voyais et je savais que c’était fini pour moi, qu’il me serait impossible de retourner dans le corps physique, je savais que le cordon d’argent qui reliait mon âme à mon corps allait se rompre, je savais que c’était la fin pour moi (rupture d’anévrisme ?).

Je n’ai pas eu peur et je ne me suis pas sentie abandonnée. La seule crainte c’était l’angoisse,  la terrible souffrance que tu allais ressentir lorsqu’on t’annoncerait la triste nouvelle. Ce départ non programmé était un accident, ta détresse m’a empêchée de continuer ma route, et je suis là entre deux alors qu’ici ce n’est plus ma place. Je ne me suis pas sentie abandonnée dans la cage, ne te torture pas l’esprit, tu n’y es pour rien et tu ne pouvais rien de plus pour m’aider, je sais combien cela t’est incompréhensible et difficile à accepter. Ce sont des accidents de la vie et on n’y peut rien, tu le sais bien.

Maintenant je vais bien, je ne ressens plus aucune douleur, mais pour pouvoir préparer mon retour un petit passage dans ce haut-lieu magique est nécessaire. J’ai vécu une vie de princesse à tes côtés, choyée, câlinée et respectée comme ton double, un membre de la famille à part entière. Tu n’as rien à te faire pardonner, c’est moi qui te demande pardon pour la grande peine que je t’inflige. Je sais que tu ne m’oublieras jamais et je sais aussi que tu as encore besoin de moi pour continuer ta route. Je suis ton pilier comme tu le dis si bien, et c’est sur un plan terrestre que tu dois pouvoir t’appuyer sur moi. Et puis j’ai envie de voir grandir ma petite sœur, de jouer avec elle et de la protéger.

Un petit passage au paradis des animaux me permettra de me réparer et de vous revenir très vite. Je t’aime, tu es ma petite maman adorée et tes caresses, tes regards emplis d’amour me manquent. Ta petite ziazou d’amour n’aura pas besoin de beaucoup de temps là-haut, l’espace –temps n’est pas le même qu’ici-bas, alors stp ne me ferme pas la porte de ton cœur et de la maison. Après la mort, il y a la renaissance et pour nous les animaux nous avons la chance de pouvoir vous revenir très vite. Nous sommes une famille et la famille doit être réunie. Je n’ai pas peur, je sais qu’on m’attend de l’autre côté, oui mon papa est là et je suis maintenant pressée de faire le passage. Après tu retrouveras la paix et la sérénité en attendant mon retour.

Puis toutes les deux nous nous sommes avancées sur ce chemin austère qui au fil de nos pas devenait de plus en plus lumineux. Lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs, elle m’a dit

Merci, merci à toutes les deux pour ce magnifique cadeau que vous me faites.

Et elle l’a traversé pour se noyer dans la belle lumière de l’escalier de l’arc e ciel. Au revoir Ziazou d’amour, à bientôt.

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Ma rencontre avec Bounty s’est faite sur un chemin gris, il était assis comme figé sur un gros caillou, la tête baissée vers le sol, j’avais l’impression qu’il était scellé à cet endroit. Je me suis approchée doucement de lui, et arrivée à 3 mètres, je l’ai appelé par son nom. Visiblement il ne m’entendait pas et j’ai dû l’appeler plusieurs fois avant qu’il ne lève la tête vers moi. Ses yeux vides, sans expression ont repris une petite lueur d’espoir et il me sembla que ses oreilles se mirent à bouger. Je me suis présentée et lui ai expliqué que j’avais des messages et des questions de la part de sa gardienne, et là la réaction fut instantanée :

Et bien ce n’est pas trop tôt, depuis tout ce temps que je reste là, scotché à cet endroit ou alors en vivant dans son entourage, à la suivre comme son ombre, de la voir se torturer l’esprit et de faire tout ce qu’elle fait pour ne surtout pas me laisser partir parce que son chagrin, sa souffrance sont trop forts, mais ici ce n’est plus ma place et moi tant que je reste entre deux je ne suis pas bien. Je ne peux me reposer et me ressourcer et mon corps après toutes ces années a besoin de se reposer.

Ici je pompe son énergie, celui de mes compagnons et ils ne vont pas bien. Ils me voient et ils savent qu’ici ce n’est plus ma place et que tant que je reste là personne ne peut retrouver la paix et la sérénité. Pour eux c’est compliqué, l’arrivée de ce petit chiot tant que je reste là, ils ne pourront jamais l’accepter et ils lui mènent la vie bien dure. Il ne mérite pas cela, c’est un petit bébé qui a besoin qu’on le câline et qu’on joue avec lui. Lui aussi, tout comme moi et ma maman avons besoin d’aide afin de retrouver la paix, et la place là où l’on doit être.

Je l’ai rassuré et lui ai dit qu’après notre échange je l’accompagnerai sur le chemin et lui ai lu le contenu des missives :

messages :

 

Bounty tu es ou? Tu n’as plus mal? Tu t’ennuies là ou tu es ?? 

 

je t’aime tant mon Bounty , tu me manques énormément,  il y a un vide dans mon  coeur  qui ne partira jamais 

 

Tu sais peut-être, mais tu es rentré a la maison, mais ils avaient perdu tes cendres ou il ne trouvaient pas l’urne et ça a duré 1 mois, j’étais folle  d’inquiétude 

ta petite maman Virginie a fait un email a la veto et 2 jours après,   je ramenais l’urne et toi a la maison , je t’ai mis ta balle orange( et la bleue on vient de la trouver) que tu aimais tant avec laquelle tu jouais sans arrêt et sautais  pour l’attraper le premier

 

tu j’étais pas un chien pour moi  mais un ami fidèle pour moi  toujours des câlins même dans les moments difficiles, tu as fait tellement de déménagement( 6 en  4 ans) peut être tu ne savais plus ou tu habitais comme moi mais on était ensemble c’était le principale 

 

J’aurai tellement de choses à te dire  en 15 ans ensemble mais ce qui me vient là JE T ‘AIME et JAMAIS JE NE T’OUBLIRAIS

 

 

 

Questions/

 

 Pourquoi quand la veto a voulu te faire la piqure pour te soulager as tu pleurer  tu avais mal ?? Et tu t’es levé et a hurler a la mort alors que tu étais trop faible,  dit toi bien que moi non plus je n’avais pas envie de te quitte

 

Et la je culpabilise en me disant que je t’ai fait partir et toi tu n’avais pas envie ? C’est le cas 

 

Regrettes tu etre parti si vite? ? si vite et trop tot ??

 

 

J’espère que tu es content  comme nous  ta vie  n’a été qu’un bonheur  ici tu manques a tout le monde, tu etais et restera notre DOUDOU D’AMOUR 

 

Les dernier temps tu n’avais pas l’air d être present,  mais dans les nuages tu avais si mal que ça ?? et souvent je t’aidais a avancer tu avais du mal a marcher

 

les filles ne te cherchent pas( les vilaines),  il parais qu’elles de voient et toi ?? 

 

j’ai pris un chiot de l’élevage de jelly ,  mais jamais au grand jamais il est là pour te remplacer et tu le sais

 

Tes copines le rejettent  est ce que cela te dérange ? que sharly soit la, il a presque la meme tete que toi, mais on avait pas choisi comme ça il est devenu comme ta petite tète 

 

 

dit-moi si tu es bien ou tu es ??

 

que je sache peut etre cela m’apaisera 

 

je nai d’un dernier message a te faire  MON DOUOU JE T AIME ET NE T OUBLIERAI JAMAIS MON AMI  

 

Lorsque j’eus terminé, il s’est levé et il est venu se frotter à mes jambes pour me réclamer quelques caresses. Au bout de quelques minutes il m’a dit :

Que c’est bon de se sentir aimé, je sais que ma maman se trouve dans une grande, une énorme détresse. Nous avons vécu des choses difficiles ensemble mais nous étions ensemble, toujours là l’un pour l’autre, et depuis mon départ elle se sent amputée d’une partie d’elle. Elle se sent vide à l’intérieur d’elle, et elle fait tout pour s’accrocher à moi et à mon énergie qui pourtant ne lui est plus d’aucune aide sur le plan terrestre. Au contraire, si elle ne me laisse pas partir et qu’elle n’arrive pas à faire son deuil elle va tomber malade. Tu comprends qu’elle a tout comme moi besoin de ton aide.

Je l’ai encore une fois rassuré et il m’a dit :

Ouf je suis soulagé, je mérite après toutes ces années de monter me reposer et me ressourcer. Dis à ma maman que je l’aime et que je ne l’oublierai jamais. Dis-lui aussi que mon âme est et restera toujours reliée à la sienne et que nous nous retrouverons. Il m’était difficile de revenir dans le corps physique de ce bébé puisque je suis toujours encore dans ce bas-astral. Mais lorsque le moment pour elle sera venu de me retrouver, on se retrouvera à nouveau. Qu’elle n’ait aucune crainte, mon âme est et restera toujours reliée à la sienne.

Dis-lui aussi de ne pas culpabiliser, j’étais en souffrance et pour la plupart du temps dans mon corps astral pour mieux le supporter, elle a fait le bon choix au bon moment. J’étais prêt à faire le grand saut, je préparais mon départ depuis le début de l’année et j’ai hurlé parce que la piqûre m’a fait très mal. Le produit que le vétérinaire m’a injecté dans le muscle était très froid et brûlant. C’est cela qui m’a fait hurler, ce n’était pas parce que je ne voulais pas partir, j’étais sur mon chemin et j’étais prêt, ne regrette rien.

Nous avons vécu de belles choses ensemble pendant toutes ces années, j’ai été si heureux avec toi même dans les moments de ta vie personnelle plus compliqués. J’étais toi, tu étais moi, une énorme complicité nous liait, et les filles n’en prenaient pas ombrage. Elles aussi sont très proches et elles ont bien compris l’exclusivité qu’on se partageait. Tu es et tu resteras ma petite maman, je t’aime et je ne t’oublierai jamais, et où que je sois je veillerai sur toi et te protègerai. Je sais que je suis irremplaçable dans ton cœur, mais en attendant mon retour tu as besoin de donner de l’amour à mes compagnons, et ce petit chiot en a bien besoin. Alors câline-le tout en pensant avec joie à moi, et pas en pleurant.

Ce n’était plus une vie pour moi et je me réfugiais souvent dans mon corps astral pour mieux le supporter. Maintenant je ne sens plus aucune douleur, mais tant que je n’aurai pas rejoint le jardin des animaux je ne peux me reposer et me ressourcer. Tu t’es battue pour récupérer les restes de mon corps physique, tu en avais besoin ne voulant, n’acceptant pas mon départ, mais sache que ce ne sont que les poussières de mon enveloppe corporelle et que mon âme elle, elle perdure. Lorsque j’aurai rejoint ce haut-lieu magique je pourrai t’envoyer des signes et te faire des petits coucous.

J’attends de toi que tu souris de nouveau, que tu partages tes moments avec les tiens dans la joie. Je suis et je resterai ton doudou, et fais-moi confiance nous nous reverrons sur le plan terrestre. Le moment est maintenant venu pour moi de tirer dignement ma révérence et je te remercie de m’aider à le faire. C’est le plus beau cadeau que tu puisses me faire aujourd’hui et qui te permettra enfin de commencer ton travail de deuil.

Puis tous les deux nous nous sommes avancés sur ce chemin triste qui s’est transformé en un réel chemin de lumière, et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs il m’a dit :

Merci, dis à ma maman que je l’aime très fort et que je lui enverrai des énergies divines. Dis-lui que son doudou d’amour est et sera toujours là pour elle. Qu’elle n’en doute pas mais se donne le temps d’accepter mon départ et de reprendre son chemin, sur lequel de là-haut je l’accompagnerai toujours. Et puis nous nous reverrons.

Puis il a traversé le pont et s’est noyé dans la belle lumière de l’escalier de l’arc en ciel.

Au revoir Bounty, doudou d’amour !

 

La connexion avec Sushi s’est faite dans ce haut-lieu magique qui est le paradis des animaux. Il était assis au milieu de plusieurs autres congénères, ils s’amusaient à regarder les papillons blancs, orange et dorés virevolter autour d’eux et il y avait aussi beaucoup d’anges blancs, orange et dorés qui les entouraient. Il y régnait une grande paix, toutes les énergies étaient harmonisées et pacifiées et ça me donnait une grande envie de m’assoir au milieu d’eux pour partager ces grands moments d’apaisement et de ressourcement. Lorsque Sushi m’a vue ou a senti ma présence, il a tourné la tête vers moi et je pouvais observer une grande sérénité dans ses yeux. Je me suis approchée pour me présenter et lui expliquer les raisons de ma présence. Il s’est détaché du groupe pour venir s’assoir à mes pieds. 

-Je demande à sushi si son départ dans l’autre monde s’est fait comme il le souhaitait.

-Était-il heureux d’avoir été entouré par ses 2 familles ? 

-je ne me suis pas battue pour qu’il soit inhumé individuellement et recueillir ses cendres afin de les mettre dans son jardin car l’autre famille (ses autres gardiens) n’ont absolument pas voulu céder. J’ai lâché prise.

J’y pense régulièrement malgré tout 

-est-ce qu ‘il est bien là où il se trouve actuellement ? 

-veille t il sur nous ? 

-notre chagrin a été immense il a laissé un grand vide mais je suis tellement heureuse qu’il se soit éteint chez nous…

Je pensais pouvoir sentir sa présence mais non malheureusement ! 

-il est irremplaçable. 

– ça fera un an dans quelques jours ! 

Merci de nous avoir choisis pendant ces 12 ans. 

 

Après lui avoir lu le contenu des messages de sa seconde gardienne il m’a dit :

Mais ce n’était pas ma seconde gardienne, c’était moi son gardien, le maître des lieux et c’était moi qui m’occupait d’elle, de son énergie, de veiller sur elle et la protéger, et surtout d’être attentif à leur bien-être à tous et à leur santé. Cela peut paraître bizarre d’avoir pendant presque toute mon existence partagé les 2 territoires avec eux sans jamais me décider pour une maison et ne plus retourner dans l’autre, mais j’étais un chat de type sentinelle.

Ma mission consistait à m’occuper de l’énergie du lieu et du quartier et je vibrais aussi sur un autre plan, j’étais un chat de type guérisseur. Et à ce titre je ne pouvais définitivement m’installer chez l’une ou l’autre famille. Les 2 avaient besoin de moi et j’ai été très heureux de pouvoir naviguer entre les deux. Elles étaient mes mamans tous les deux et je les ai aimées toutes les deux.

Dis-lui que je sais combien ma présence lui manque et je sais aussi combien mon départ a été difficile à accepter pour elle, mais que c’était mieux pour moi de titrer ma révérence car on ne pouvait plus rien pour moi, mon corps usé, mes reins surtout et mon cœur très faible avaient besoin de se reposer et se ressourcer.

Ici dans ce magnifique cadre de paix je me suis déjà bien remis et réparé et je serai aujourd’hui et d’ailleurs depuis un long moment déjà prêt à redescendre. Chez qui ? Chez quelle famille ? Et bien chez elle évidemment, ma maman à qui je manque le plus, celle qui me cherche encore tous les jours, celle qui se languit de moi au quotidien. Il y a un lien très fort entre nous, une grande complicité qui date de bien avant mon incarnation physique précédente. Oui nous étions déjà ensemble et nous ne nous sommes pas retrouvés par hasard. Seulement voilà j’avais déjà cette mission auprès de mes autres gardiens et seul un passage au jardin des animaux peut me permettre de redescendre dans le corps physique d’un chat en pleine forme et de venir chez elle avec cette fois un travail personnel à elle à accomplir.

Dis-lui qu’elle a besoin de moi pour apprendre le détachement affectif, être plus à l’écoute de son bien-être et de penser un peu plus à elle plutôt qu’aux autres. Etre un peu moins en service de tous, et ma mission consistera à l’aider à se reconnecter à sa source, à son petit enfant intérieur pour l’aider à panser toutes les blessures du passé. Dis-lui que la seule condition sine qua none pour pouvoir l’accompagner et vivre à ses côtés était de faire un petit passage au jardin des animaux. Ce petit passage devient bien long maintenant, pas pour moi puisque je n’ai pas cette notion du temps, mais pour elle. Il est grand temps de se mettre à ma recherche et je me mettrai bien entendu sur son chemin.

Dis-lui que mon passage s’est fait dans la lumière, j’avais de l’aide, le Deva des animaux et les êtres de la nature étaient là, ses ancêtres, sa maman aussi. Et puis aussi ceux de l’autre famille, j’étais bien entouré et je suis monté comme il se doit au jardin des animaux. Ici je vais bien, me sens de nouveau jeune et en pleine forme, mais j’ai été si heureux avec eux que mon âme aspire à lui revenir sur un plan terrestre.

Je sais qu’elle s’est battue pour récupérer mes cendres et cela m’a fait mal de la voir se torturer l’esprit, mais dis-lui que ce n’était que les restes de mon enveloppe corporelle alors que mon âme, elle est éternelle, elle perdure et aspire à lui revenir.

Mon passage vers la lumière s’est fait dans de bonnes conditions et de là-haut je veille sur elle et sur eux tous. Si elle n’a pas senti ma présence c’est parce que j’étais justement bien monté et que j’étais occupé à me reposer et me ressourcer. Mais de là-haut j’ai bien entendu continué à veiller sur tous.

J’ai vécu des années merveilleuses entre les 2 familles et je sais que mon âme est unique et irremplaçable, et c’est chez elle que je veux revenir. Elle ne me remplacera pas,  elle sentira au premier regard que c’est moi, son bébé, son, grand et beau garçon, le tout est d’avoir la volonté de se mettre enfin à ma recherche et d’avoir confiance en la vie.

Dis-lui que je l’aime et que je’ serai si heureux de partager en exclusivité ma vie avec elle au quotidien. Alors qu’elle ne nous ferme pas la porte de son cœur et de sa maison. Si je suis parti chez elle, si j’ai fait le grand saut chez elle, cela signifiait aussi que c’est là l’endroit, le territoire et la gardienne que j’ai  envie de retrouver. Ce n’est pas un hasard non plus, crois-moi.

Je t’aime, je vous aime tous mais c’est auprès de toi que je dois remplir une nouvelle mission sur terre. Alors ne tarde pas et mets-toi vite à ma recherche. A bientôt mon petit cœur, je t’aime.

La connexion avec Mounette a eu lieu dans cette magnifique clairière qui se trouve après le pont des fleurs et juste avant l’entrée du paradis des animaux. Lorsque je suis arrivée dans la prairie, elle était assise dans les herbes d’un vert fluo et elle était entourée de petits papillons blancs, orange et dorés. Elle s’amusait à les regarder se poser d’un arbre à papillons à un autre et elle tournait la tête dans tous les sens pour suivre cette farandole de danses. Elle me semblait être en forme et heureuse. Je me suis approchée doucement pour ne pas la déranger, et lorsqu’elle ma vue ou senti ma présence, elle s’est tout naturellement levée pour venir jusqu’à moi. Je me suis présentée et lui ai expliqué les raisons de ma présence, et avant même que je ne lui lise le contenu des messages et des questions, elle m’a dit :

Je t’attendais, j’ai fait une petite halte dans cette belle clairière car je savais que ma maman allait avoir besoin de communiquer avec moi, et j’ai préféré partager cet instant avec elle par ton intermédiaire dans ce bel endroit en toute intimité avant de rejoindre mes congénères et tous les autres animaux qui m’attendent de l’autre côté de cette porte dorée que tu peux voir derrière moi.

Puis je lui ai lu les missives :

Je voudrais lui demander si j’ai fait ce qu’il fallait et surtout au bon moment.

Savoir si elle a été heureuse avec moi.

Savoir bien sûr si elle est bien au paradis des chats.

Et si ma profonde peine ne lui occasionne pas de soucis où elle est.

Peut-être a-t-elle aussi un message à me transmettre.

 

Voilà, j’ai perdu ma troisième fille et suis anéantie, comme vous pouvez vous en douter car elle était mon soleil et ma joie de vivre au quotidien.

 

 

Je sais bien combien mon départ est terrible pour elle, je sais combien je lui manque. Elle était ma maman, j’étais sa fille et nous serons toujours reliées d’âme à âme où que je sois. J’ai eu de la chance, beaucoup de chance, j’ai non seulement été en bonne santé pendant toutes ces années et je n’ai pas vraiment, malgré mon grand âge, souffert des bobos dus à l’âge. Seulement voilà, nul n’est éternel et je commençais tout doucement à vaquer à mon départ avant de souffler la flamme de ma bougie parce que c’est la loi.

Je préparais mon départ depuis la fin de l’hiver et ce mal qui me rongeait de l’intérieur ne m’a pas plus fait souffrir que ça, je me sentais bien et je pouvais continuer ma transition à mon rythme jusqu’à quelques jours avant le grand saut où tout mon corps a lâché, mon cœur, mes reins, tout était usé, je n’avais plus de force et tu as fait ce que tu devais faire pour moi. Je te remercie, comme toujours tu as su être là au moment où il le fallait et tu m’as accompagnée pour me permettre de tirer dignement ma révérence.

Je sais combien ce choix a été difficile pour toi et je t’en suis si reconnaissante. J’étais sur mon chemin et je sais que malgré le grand désarroi, tu l’as fait par amour pour moi. J’ai tellement de gratitude pour toi ma petite maman, je t’aime d’un amour pur, profond et inconditionnel, et j’ai passé des années merveilleuses à tes côtés. Considérée comme ta troisième fille, respectée et choyée comme telle, mon existence terrestre était magnifique, un réel rêve comparé à l’existence de certains de mes congénères.

J’étais là pour t’accompagner sur ton chemin et pour t’apprendre le détachement affectif, t’apprendre à aimer sans dépendance ni co-dépendance, t’apprendre à aimer d’une manière fluide sans trop attendre de l’autre et ne pas l’étouffer, t’apprendre à te reconnecter à la source, à ton petit enfant intérieur pour y trouver la force et le courage nécessaire pour te permettre de remplir ta mission de maman et de femme, pour que ce rôle te convienne tout simplement.

J’étais ta béquille, la petite lumière qui brillait pour te guider sur ton chemin. Tu le dis toi-même, j’étais ton soleil, ta joie de vire au quotidien et mon départ te plonge dans une grande souffrance et solitude. Cela aurait pu m’empêcher de faire le passage, mais ta grande et profonde empathie et compassion ont été plus fortes que le chagrin et tes pensées d’amour m’ont guidée vers le pont des fleurs. Et puis j’ai eu de l’aide, on m’attendait de l’autre côté, il y avait des ancêtres, un homme et une femme (parents), et beaucoup d’animaux et d’êtres de la nature étaient là pour m’accueillir, me tendre les b