La connexion avec Moka s’est faite dans ce magnifique havre de paix qui est le paradis des animaux. Il était assis, entouré de plusieurs congénères et ils s’amusaient tous à regarder les papillons blancs, orange et dorés tourner autour des arbres à papillons blancs et violets, et se poser parfois quelques secondes pour repartir et mener des farandoles de danses tout autour. S’y entremêlaient des anges blancs, orange et dorés, et c’était un spectacle merveilleux à observer. Emerveillée par la beauté magique du lieu, je me suis fait prendre au jeu et je me suis assise dans les hautes herbes d’un vert fluo pour profiter de ce moment sublime. Tout autour des fleurs de toutes les espèces et de toutes les couleurs très flashy, c’était splendide.
Puis m’étant ressourcée quelques instants, je me suis souvenue que j’étais venue pour parler à Moka et je me suis relevée, je l’ai appelé par son nom. Dès le 1er appel tous les compagnons autour de lui se sont écartés pour me laisser la place de m’approcher, et c’est Moka, tout en jappant joyeusement, qui est venu à mes côtés. Je me suis présentée et lui ai expliqué que c’était sa gardienne qui m’envoyait à lui pour lui dire qu’elle l’aime très fort et qu’elle souhaitait lui poser quelques questions :
Était-il heureux
A-t-il souffert
Et le reste je le laisse parler avec son cœur
Il me scrutait très attentivement pendant que je lisais le contenu, et son regard était profond et très doux. Lorsque j’avais terminé, il s’est remis à aboyer plus fort pour me dire :
Je suis content que tu sois là. Cela me rassure de pouvoir lui donner des messages car je sais, je la connais, c’est difficile pour elle d’en parler. Mais tout d’abord, et c’est important pour moi de le souligner, ce n’était pas ma gardienne. C’était moi son gardien et elle était ma maman, ma maman d’amour. Je me suis toujours considéré comme son bébé, son petit garçon, puis son ami, son petit mec et son confident. Nous étions très proches, très fusionnels et je savais à tout moment ce qu’elle vivait et ce qu’elle ressentait. Parfois c’était des grands moments de joie, de bonheur, et parfois aussi des moments plus difficiles, des moments tristes où tu te dis que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais c’est la vie et tu ne peux rien y changer, il faut continuer à avancer, rester concentré et positif, et au bout du tunnel le soleil revient briller dans ton cœur. Elle a connu des moments de doutes et de tortures, mais j’étais toujours là, à ses côtés pour l’accompagner et pour veiller sur elle.
Dis-lui merci pour son message d’amour et dis-lui que moi je l’aime très fort aussi. Mon amour pour elle est pur, profond et inconditionnel, je les aime tous. J’étais là pour l’accompagner sur son chemin, j’étais là pour lui permettre de s’ouvrir à l’amour inconditionnel, et j’étais aussi là pour l’aider à se reconnecter à sa source, à ses valeurs profondes et lui permettre de ressentir en elle cette grande force et le courage qui l’habitent. Elle a pu à travers moi, se connecter à son âme pour la libérer de toutes les blessures du passé.
J’étais heureux, je n’ai connu que des années de pur et grand bonheur, tout le reste je l’ai oublié. Pour moi ce qui compte ce sont les instants merveilleux qu’on a passé ensemble, où je me suis senti aimé, choyé et respecté. C’était mon égal, mon âme sœur et pas besoin de gestes ou de parole, c’était clair comme de l’eau cristalline et ça coulait de source. Lorsque je me sentais un peu plus seul, je savais que c’était juste un passage et je ne m’inquiétais pas. Elle était là pour moi et elle est toujours revenue pour moi, j’étais heureux. Soulagé pour elle, pour les traversées un peu plus douloureuses, mais la vie a toujours retrouvé de la joie dans son cœur et son esprit.
J’ai beaucoup de gratitude pour elle et tout ce que nous avons vécu ensemble. Je ne peux pas vraiment parler de grandes souffrances, certes beaucoup de bobos, de douleurs dus à l’âge et ce depuis un moment, et toute ma carapace était usée. Mon petit cœur et mes reins, mon système digestif aussi. Tous mes sens étaient à l’affût, mais rien de plus surprenant à mon âge. Lorsque c’était un peu plus difficile, un peu plus compliqué, je me réfugiais dans mon corps astral et tout devenait plus simple, plus facile à gérer et sans grande souffrance.
J’étais sur mon chemin et je préparais ma transition depuis le printemps, et l’été avec les fortes chaleurs a été assez éprouvant. J’étais prêt à faire le grand saut dès l’entrée de l’automne et elle m’a permis de tirer ma révérence en toute dignité. Je l’en remercie, elle est ma maman d’amour et je sais combien ce moment juste avant les fêtes de Noël était douloureux et triste pour elle, mais qu’elle n’en doute pas, je n’avais pas peur, je suis parti bien accompagné, avec beaucoup d’amour dans la lumière, et j’ai eu de l’aide de là-haut. On m’attendait de l’autre côté du pont, il y avait sa maman et des êtres de lumière. Ils étaient tous là pour me guider dans l’escalier de l’arc en ciel et j’ai rejoint cet endroit paradisiaque.
Ma mission auprès de toi était terminée et si tu acceptes dans ton cœur et ton esprit de me retrouver, je te reviendrai pour te guider sur ta voie spirituelle et t’accompagner dans cette belle aventure. Je me suis déjà bien reposé et ressourcé et je me sens de nouveau en pleine forme. Déjà réparé, je peux de nouveau jouer, courir et m’amuser avec mes comparses. Mais mon âme aspire bien sûr à te revenir. Tu sais, seul mon corps physique n’est plus, mon âme quant à elle, elle perdure, elle est éternelle, et la mienne, même si ici c’est le nirvana, eh bien pour moi le paradis est sur terre à tes côtés. Je souhaite te revoir sur le plan terrestre et te voir sourire, rire, chanter avec le soleil dans ton cœur.
Je t’aime d’un amour incommensurable, et même si je peux t’envoyer des signes et te faire des petits coucous, ne plus pouvoir nous câliner, à présent que je me sens de nouveau en forme, c’est difficile et cruel pour toi et pour moi. Et puis les balades te manquent aussi, tu as besoin de sortir, j’étais là pour t’aérer et croiser du monde. Rien de mieux que de se ressourcer dans la nature. Alors n’oublie pas, ne me ferme pas la porte de ton cœur et de ta maison et mets-toi à ma recherche dès que tu te sentiras prête. J’endosserai le costume qui te plaira et nous pourrons continuer notre belle histoire ensemble.
Je t’aime si fort ma douce, ma mie. Ton Moka
La rencontre avec oh Monsieur s’est faite dans une prairie. Il était seul et son regard triste se tournait vers l’horizon et tantôt vers moi. Je pouvais lire dans ses yeux à la fois l’envie de venir à moi, mais aussi lorsqu’il regardait l’horizon, l’envie de rejoindre cette lumière qui y régnait et ce magnifique coucher de soleil. Je ne me suis pas approchée beaucoup plus de lui pour ne pas rentrer dans sa zone de confort et je l’ai appelé par son nom Oh Monsieur, et ce n’est que lorsque je l’ai appelé Monsieur ou mon chat qu’il s’est mis à hennir plusieurs fois, visiblement content de me voir.
Je me suis approchée de lui et lui ai expliqué que c’était sa gardienne qui m’envoyait à lui pour lui donner des messages et aussi pour savoir comment il va, de lui expliquer ce qui s’est passé. Et avant même que je ne lui lise le contenu, il est venu tout à côté de moi pour me dire :
Je suis soulagé de te voir, je suis si content que tu sois là, j’ai besoin de ton aide et elle aussi. Nous avons tous les deux, besoin de toi, ici ce n’est plus ma place et tant que je reste là je ne peux me ressourcer et me réparer, et elle, elle ne peut trouver la paix et faire son deuil. C’est terrible pour elle de ne pas savoir ce qui s’est passé, c’est difficile et injuste pour elle, et moi je n’arrive pas à la laisser. Je n’arrive pas à emprunter ce chemin qui pourtant je sais me mènera à la lumière, et je reste là à attendre qu’on vienne vers moi pour me libérer et me permettre de rejoindre le jardin des chevaux et de tous les autres animaux.
Je l’ai aussitôt rassuré et lui ai promis de l’accompagner après notre échange, mais que j’avais d’abord des choses à lui dire, et sans tarder lui ai lu le contenu des missives :
Je voudrais savoir s’il peut expliquer ce qu’il s’est passé et s’il n’a pas souffert en premier lieu .. Savoir comment il se sentait en général, s’il regrette des choses qui se sont passées dans notre vie, s’il aurait aimé faire plus de choses.
Je voudrais déjà lui dire d’être en paix avec lui-même, qu’il a été un petit puis un grand garçon formidable. On a eu tellement de chance avec Hold Up et Félicity de l’avoir dans notre vie, il a été une bouffée d’air frais. Je voudrais m’excuser de l’avoir amené à cette situation dans cette nouvelle pension. M’excuser de l’avoir beaucoup bougé cette année même si j’ai tout fait pour que mes chevaux soient le moins impactés par mes choix de vie…
J’espère qu’il veille sur Hold Up et sur moi, qu’il galope avec d’autres chevaux, et qu’il me reviendra sous n’importe quelle forme. Je fais tout pour ne pas penser à lui parce que c’est encore trop douloureux, trop injuste, et je m’en veux mais tellement. Peut-être que j’arriverai à faire face à ce qu’il c’est passé s’il a quelque chose à dire en retour, mais pour l’instant je ne suis pas prête.
Je me souviens de ses premières heures de vie, du petit poulain farouche et bourré d’énergie, de ses premiers câlins couché, de ses premières bêtises, de ses petits hennissements, de son caractère pot de colle et espiègle, de tout nos bisous, câlins et gratouilles… il me manque terriblement
Je n’ai peut-être pas fait assez attention à lui, peut-être pas donné assez d’amour, je n’ai peut-être pas été assez justement.
Lui dire que je l’aime très fort mon petit chat
Marine aussi voudrai lui passer un petit mot :
Je t’aimais beaucoup et que j’étais fière du garçon que tu étais en train de devenir et qu’il manque à Only
Pendant que le lisais, je l’observais et je pouvais voir ses yeux, son regard changer d’expression. Tantôt joyeux, espiègle, tantôt triste et mélancolique. Lorsque je me suis arrêtée il s’est remis à hennir plusieurs fois avant de me dire :
Je sais combien mon départ est cruel pour elle, je sais combien c’est injuste, qu’elle a beaucoup de mal à l’accepter. C’était un accident, je n’avais pas programmé de faire le grand saut, et rajouté à son immense détresse, cela m’empêche de partir, je me sens retenu ici et tant que je reste là, elle ne peut retrouver la paix dans son cœur et son esprit et elle ne peut faire le deuil.
Dis-lui de ne pas culpabiliser, dis-lui que ce n’est pas de sa faute. C’est vrai que je n’aimais pas cet endroit, c’est vrai que je voulais rester avec les autres et plus proche d’elle, et j’ai essayé, j’ai sauté pour la rejoindre et je n’ai pas eu de chance, je suis resté accroché avec la patte arrière et me suis mal réceptionné. Cela a été très rapide, pas le temps de réaliser ce qui m’arrivait, pas eu le temps de ressentir une douleur, je suis aussitôt sorti de mon corps physique pour me réfugier dans mon corps astral, je me suis vu allongé sur le sol et savais que c’était fini pour moi, je savais qu’il était impossible de revenir dans mon corps physique.
J’ai pensé à toi, à Marine, à mes compagnons, à Only et je savais que ce serait très douloureux pour toi et pour vous, c’est moi qui m’excuse, c’est moi qui vous demande pardon pour le mal que je vous fais. Cette pension ne me plaisait pas, mais ce n’était pas une raison de vouloir m’en échapper. Je sais que tes choix de vie sont difficiles à assumer pour toi et que tu fais le meilleur pour Marine aussi, et je ne peux qu’être fier de toi, de la force et du courage que tu as pour les assumer. Je suis si triste, je suis si désolé de t’infliger cette grande douleur, alors que tu m’as toujours considéré d’abord comme ton bébé, puis ton garçon.
Même si nous ne sommes restés que peu de temps ensemble, j’étais si content de pouvoir partager des moments merveilleux avec vous, et j’ai été heureux. Très insouciant, j’ai connu dès me naissance la joie de vire, je me suis senti libre et heureux. Et je suis aujourd’hui heureux de savoir que cette liberté je vais la retrouver au paradis des animaux pour me réparer. Je sais que je te manque, je sais que je vous manque à tous et vous me manquez aussi.
Je te remercie pour ton message d’amour empreint de tant de tristesse et de mélancolie. Je sais que tu nous aimes par-dessus tout et que tu as toujours tout fait pour nous préserver. Mais parfois la séparation laisse des traces dans notre cœur, dans notre existence, le tout est de l’accepter et de continuer son chemin.
J’aime Marine ma grande sœur aussi et je suis moi aussi très fier de la jeune fille qu’elle est et je sais que Only, Hold Up et Félicity sont encore très perturbés. Ils me voient même si je ne peux plus me manifester physiquement à eux. Je m’accroche à leur énergie et ce n’est pas bon pour eux.
Je ne regrette rien de ce qui s’est passé, j’ai vécu ces quelques temps avec vous avec beaucoup de bonheur, et je t’aime plus que tout. Mon amour pour toi est pur profond et inconditionnel. Mon amour est incommensurable et j’ai tellement envie de te retrouver à nouveau. Tu m’appelais souvent, très souvent mon petit chat, alors pourquoi ne pas me retrouver sous cette forme. Tu sais, seul mon corps physique n’est plus, mais mon âme perdure. Elle est éternelle et aspire, à condition que je monte dans l’au-delà pour me réparer, eh bien elle aspire très fortement à te revenir. Tu as besoin de moi à tes côtés sur le plan terrestre pour t’accompagner sur le chemin, et je pourrai plus facilement te coller.
Je pourrai te revenir avec la mission d’un chat timbre-poste, chargé de t’apprendre le détachement, le détachement affectif. T’apprendre à aimer en toute fluidité sans dépendance ni codépendance. Mais c’est à toi de décider et j’endosserai bien sûr le costume qu’il te plaira. Tu pourras me retrouver et me prendre dans tes bras, tu en as grand besoin, et je suis moi maintenant pressé de rejoindre ce haut-lieu magique afin de le rendre possible. Ce ne sera pas long et dès que tu te sentiras prête et te mettras à ma recherche je me mettrai sur ton chemin.
Puis tous les 2 nous avons emprunté un chemin de lumière qui s’est ouvert à nous, et lorsque je me suis arrêtée devant le pont des fleurs. Il l’a traversé au petit trop tout en hennissant.
Au revoir Oh Monsieur, Mon Chat, à bientôt !
La connexion avec Moka s’est faite dans ce magnifique havre de paix qui est le paradis des animaux. Il était assis, entouré de plusieurs congénères et ils s’amusaient tous à regarder les papillons blancs, orange et dorés tourner autour des arbres à papillons blancs et violets, et se poser parfois quelques secondes pour repartir et mener des farandoles de danses tout autour. S’y entremêlaient des anges blancs, orange et dorés, et c’était un spectacle merveilleux à observer. Emerveillée par la beauté magique du lieu, je me suis fait prendre au jeu et je me suis assise dans les hautes herbes d’un vert fluo pour profiter de ce moment sublime. Tout autour des fleurs de toutes les espèces et de toutes les couleurs très flashy, c’était splendide.
La rencontre avec oh Monsieur s’est faite dans une prairie. Il était seul et son regard triste se tournait vers l’horizon et tantôt vers moi. Je pouvais lire dans ses yeux à la fois l’envie de venir à moi, mais aussi lorsqu’il regardait l’horizon, l’envie de rejoindre cette lumière qui y régnait et ce magnifique coucher de soleil. Je ne me suis pas approchée beaucoup plus de lui pour ne pas rentrer dans sa zone de confort et je l’ai appelé par son nom Oh Monsieur, et ce n’est que lorsque je l’ai appelé Monsieur ou mon chat qu’il s’est mis à hennir plusieurs fois, visiblement content de me voir.