THALISThalis, tu ne vas pas bien, est-ce que tes douleurs sont vives ?

Ça va, je gère, j’ai mal partout et cela crée un équilibre que j’arrive malgré tout à supporter. Ce qui me pose problème, c’est d’être handicapé et de créer des contraintes et des difficultés physiques à mon gardien. Je sais qu’il en souffre aussi.

Thalis, ton gardien t’aime de tout son cœur, mais c’est de plus en plus difficile pour lui, surtout de te voir dans cet état. Je dois te dire qu’il est prêt et que par amour il te laisse partir si tu le souhaites.

Mais je ne veux pas partir, je lui suis encore utile, même si physiquement c’est moi qui ai besoin de lui. Je suis là pour l’aider dans sa mission et lui apporter la force dont il a besoin pour la mener à bien. Son travail est usant, le stress le guette et l’anxiété, l’angoisse est parfois vive. Ce n’est pas bon pour son cœur et moi de par ma présence, mes énergies, je transmute ses énergies négatives pour l’aider à s’apaiser et se reposer. Je veille sur lui comme mon ombre, les moments inquiétants pour sa santé étant en début de soirée après le rush de la journée, et tôt le matin avant une nouvelle journée très active.

Dis-lui qu’il doit comprendre que la vie peut être vécue beaucoup plus simplement et sans avoir à se prouver chaque jour qu’il est capable d’assurer financièrement tout ce dont il a envie. Il a un grand besoin de sécurité, aussi bien financière qu’affective, mais c’est fatiguant et les responsabilités qu’il porte sur ses épaules sont lourdes. Il devrait lâcher un peu prise et se reconnecter à lui, à son soi profond, afin de pouvoir enfin comprendre la relation et faire le deuil de son père. C’est nécessaire pour lui d’en comprendre le sens profond, afin de trouver un équilibre émotionnel, où la peur de manquer et de l’abandon n’entrera plus en résonnance avec son quotidien. Cela lui permettra aussi de mieux vivre sa vie de famille, où l’égo se transformera en autorité naturelle pour mener sa petite famille, car il sera lui, tel qu’il est dans sa nature profonde.

Sa vie n’est pas simple, il a des contraintes de toutes parts à gérer. Vous en avez toujours les humains, le tout c’est de vous reconnecter à votre source afin de saisir que vous avez tous cette grande force en vous qui vous permet de les maîtriser sans nuire à votre esprit et votre santé. Moi, je suis là pour l’aider dans son quotidien et toutes les souffrances qu’il emmagasine, j’essaye de les extirper et de les répartir, telles des toiles d’araignées. Les ressentir réparties un peu partout, est beaucoup moins douloureux, et permet d’y faire face afin de tenir et de continuer à lui apporter mon soutien. Je l’aime, c’est un homme très sensible et vrai, authentique dans son être.

Communication du 30/05/2016 :

Comment te sens-tu Thalis ?

Oh plus de bas que de hauts, un peu mieux depuis ce matin, mais je suis fatigué, usé, au bout du rouleau.

Souffres-tu beaucoup ?

Je gère, lorsque je sors de mon corps c’est supportable, lorsque j’y reviens, c’est douloureux. Je fais des allers/retours et c’est épuisant.

Es-tu prêt à partir Thalis ? Voudrais-tu qu’on t’aide à partir ?

Je suis sur mon chemin depuis un long moment, mais je ne pouvais pas partir, je me devais de continuer à veiller sur lui, car lui, il n’était pas prêt, il avait encore besoin de moi.

Et maintenant ?

Il a eu le temps de se préparer à mon départ, et c’est le moment pour moi de faire le grand saut. Il a compris beaucoup de choses, et je sais qu’il accepte maintenant de me laisser, même si ce ne sera pas facile à cause de Val….. aussi.

D……. pense que tu pourrais encore rester puisque tu manges et tu fais tes besoins normalement ?

Qu’elle s’interroge et creuse ses réflexions, si ça n’avait dépendu que d’elle, ça fait longtemps que je serais parti, mais qu’elle médite sur ses pensées et elle trouvera la réponse.

Tu peux m’en dire plus ?

Ce n’est pas la question, dis à mon gardien que je l’aime, et que j’ai été très heureux avec lui. Pendant toutes ces années il m’a considéré comme un être humain, comme son petit garçon. Il a un autre petit garçon dont il doit s’occuper et moi j’ai le désir de me reposer et me ressourcer, et le tout sans souffrances. Et lorsqu’il sera prêt, je pourrai lui revenir…